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la forme de sa tête. C’est un as-sez bon manger. Quand il estcuit, sesarétes font d‘un beau verd,de maniéré qu'on distingue facile-ment même les plus petites. Onle pêche fur les côtes de Breta-gne & de Normandie, autantpour le manger, que pour servird'appas & garnir les hameçons.La pêche de l’Eguille se fait pen-dant une nuit obscure. Un pê-cheur , en dérivant doucementsur i’eau , tient une torche allu-mée. L’éclat de la lumière at-tire le poiston. Les autres pé-cheurs qui font dans le bateau leprennent avec des filets ou au-tres instruments. Un seul hommeen prend que lquefois jusqu’à r 7 . 00 .L’espece d’Eguille que l’on trou-ve dans la mer des Indes, a unequeue si tranchante, qu’elle blesseles poissons auxquels elle toucheen passant.
E1DER. Voyez Canard à Du-vet.
EISENMUN, ou EyfinglantEspece de minéral ferrugineux,réfractaire > arsénicale. Il enve-loppe les mines d’étain, ou enannonce des filons riches. On dé-signe aussi fous ce nom l’or ob-tenu par le lavage adhérent ade petits grains bruns ou noirâ-tres de fer, susceptibles d’étre at-tirés par l’aimant.
ELAN. Ce quadrupède setrouve plus fréquemment dansles climats septentrionaux. Onen volt cependant en Afrique , àla Chine, & dans le voisinagede Quito. Cet animal timide ha-bite les profondes solitudes desbois les plus fourrés. Si les moeursdes animaux dépendent de l’or-ganisation de leurs parties inté-rieures, on observe que dans cetanimal, ainsi que dans tous lesanimaux craintifs, la glande pi-néale est très-grande ; elle est très-petite au contraire & presque im-
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perceptible dans les animaux cou-rageux , cruels, tels que les Lions,les Ours, les Loups, &c. L’Elana l’odorat très-fin, se nourrit defeuilles, d’écorces d’arbres, demousses. Ses jambes nerveuses lemettent en état de courir fur laglace & les rochers avec la plusgrande facilité. II évite ainsi lesLoups & les animaux carnacicrs.Lorlqu’il se sent frappé, il re-tourne sur le chasseur, le terrassed’un coup de pied, le tue quel-quefois. 11 n’y a que le mâle quiporte des bois. 11 les met bastous les ans au mois de Février& de Mars. Les jeunes bois quirenaissent font tendres, cartila-gineux, couverts d’unc peau la-nugineuse. Ils n’ont acquis leur du-reté naturelle qu’au mois d’Août.La femelle , vers le milieu duprintemps, met bas un ou deuxFaons, les éleve & les garde avecelle pendant deux ou trois ans.II n’y a point de dangers auxquelselle ne s’expose pour les défen-dre. On peut nourrir avec du laitde Vache des Elans pris tout jeu-nes. On les apprivoise aisément.On chasse l’Elan sauvage. On leprend au filet, au lacet. Sa peauest fort épaisse, presqu’impénétra-ble aux coups de feu. On en faitdes cuirasses. Les peaux d’Elans,passées à l’huile , fe vendent quel-quefois fous le nom dc peau deBuffle. On s’en sert à faire desbaudriers, des ceinturons. Le poilest élastique, spongieux commele jonc. On l’emploie à garnir lesselles.
ÉLÉPHANT. Cet animal ha-bitant des climats chauds de 1*A-frique & de T Asie, fous les de-hors les moins avantageux, pos-sédé les meilleures òc les plusétonnantes qualités. II a l’intcl-ligcnce du Castor, l’adicsle duSinge, le sentiment du Chien.A ce mérite se réunissent des