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personnes l’accompagne. On faitune vaste enceinte avec des pieux.On y met des femelles privées:Leurs cris amoureux attirent lesEléphans sauvages. Lorsqu’ils fontdans l’enceinte, on place derrièreles pieux de distance en distance,des Eléphans de guerre privés.Les chasseurs entrent montés furdes Eléphans, jettent dans l’arenedes cordes à noeuds coulans. Al'instant où l’Eléphant sauvage ymet le pied, le chasseur retirela corde , r animal est pris aupiege. II devient furieux. Onl’attache avec de grosses cordesentre deux Eléphans privés. Unautre Eléphant placé derriere , l’o-blige de marcher. On rattache àun poteau. Pour appaifer fa fu-reur, on lui jette des sceaux d’eausur le corps, de l’huile dans lesoreilles. Au bout de quelquesjours, il devient doux & s'ap-privoise. A Louvo, il y a au-deffus des palissades un grand am-phithéâtre où les spectateurs feplacent pour jouir du plaisir de.cette chasse. L’Eléphant devenudomestique, rend à l’homjne lesservices les plus importants. IIporte des poids, énormes, peutcourir au galop, faire en un jour,lorsqu’on le presse, le cheminde six journées, porte fur sondos des pavillons où plusieursfemmes asti ses ou couchées, voya-gent commodément. II porte aussides tours garnies de cinq ou sixcombattants , partage l’ardeur desguerriers , fond fur l’ennemi, lefoule aux pieds. Le feu & l’ar-tistee répouvantent 8c arrêtentfa fureur. Son volume le soutientfur l’eau. II peut porter en na-geant deux pieces de canon, deséquipages, 8c servir de navire àplusieurs personnes qui Rattachenta ses oreilles, à fa queue pourpasser l’eau. Les Princes d’O-rient sc font une gloire d’en avoir
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un très-grand nombre. L’Enipc-reur du Mogol en a plusieursmilliers. C’est une íomptuositétrès-couteusc. Cet animal a l’es-tomac très-vaste, ne rumine point ;un seul mange plus que trenteNegres. Celui de la ménagerie deVersailles mangeoit par jour 80livres de pain, deux sceaux deriz , une gerbe de bled, 8c ava-loit douze pintes de vin. On estobligé de leur donner des alimentschauds, lorsqu’ils sont éloignésde leurs climats. L’Eléphant blancqui n’est qu’une variété , est pres-que adoré chez les Orientaux,On a vu ces nations sc faire desguerres longues 8c cruelles, 8cdes milliers d’homme s’égorgerpour la conquête de cet Eléphant.Le titre de pojseffèur de l’Eléphantblanc est le titre le plus lùperbed’un Prince Oriental. A Siam,l’Eléphant blanc est logé dans unpavillon magnifique à lambris do-ré, servi en vaisselle d’or. On lepromené sous un dais. Cette vé-nération est fondée fur ce qu’oncroit que l’ame d’un grand hom-me ou d’un Roi a passé dans lecorps de cet animal rare 8c ma-jestueux. Les Romains vainqueursont fait traîner leurs chars detriomphe par des Eléphans. Cé-sar se fit éclairer par quaranteEléphans qui portoient devantlui des flambeaux à la guerre.On en dresse en Orient qui flé-chissent le genou devant le Prin-ce. Cet animal, si docile , si pleind’affection & d’intelligence, estsusceptible de vengeance. Lors-que son conducteur lui prometpour récompense de lui donnerde Y are c , l’animal s’emploie detoutes ses forces. Si le conduc-teur ne tenoit pas fa promesse ,il le saisiroit avec sa trompe, letucroit. On a vu un de ces ani-maux tuer ainsi son conducteur.La femme de celui-ci, témoin