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tes parts pour voir la Déesse Sclui offrir des Emeraudes. Ils fai-foient accroire au peuple que lemoyen de plaire à Ja Divinité ,étoít de consacrer leurs filles àson culte. Ils s’en formoient unferrai!. Les Espagnols, lors dela conquête du Pérou , trouvèrenttoutes les filles de la Déesse ; maisles Prêtres cachèrent si bien lamere, qu’ils ne purent la trouver.
ÉMERIL. C'est de toutes lesmines de fer, la plus réfractaire& la plus llérile en métal. Elleentre difficilement en fusion. L’E-meril pur ne fait point efferves-cence avec l’eau-forte. L’aimantn’a point (faction sur le mauvaisfer qu’on en retire en petite quan-tité. Les Artistes se servent del’Emeril pour polir le verre Sc lespierres les plus dures. Celui qu'ontire de l’Espagne, de la Pologne& des isles de Jersey & Guerne-sey, est le plus connu dans lecommerce. II est ferrugineux,gris , brun , rougeâtre ou noirâ-tre. Ce dernier est orné de pointspyriteux. L ’Emeril du Pérou porteauffi les noraS d’Emeril d’or,d’argent ou de cuivre, à raisondu métal qu’il contient. On envoir peu dans les Cabinets. Onappelle potée d’Emeril cette pâtequ’on ôte de dessus les roues quiont servi à tailler les pierres fi-nes.
ÉMERILLON. C’est le pluspetit, le plus vif, le plus légerdes oiseaux de proie, dont onfasse usage pour la chasse du vol.
ÉMEU. Voyez Casoard.
ÉMOUCHET. Cet oiseau deproie n’est pas bon pour la chassedu vol. II n’y a que la femelleque l’on emploie à cet usage. C’estY Epervier. Voyez ce mot.
EMPARASSE. Cette especede Vache sauvage de Congo,d’Angola, est très-légere à la cour-se. Lorsqu’on ne Patraque point,
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elle est douce, tranquille. Dèsqu’elle se sent frappée, elle s’é-lance fur le chasseur , le fouleaux pieds jusqu’à ce qu’il soitmort. Les Negres font avec sescornes, plusieurs ustensiles Sc desinstruments de musique. Sa peautrès-épaisse Sc très-dure, s’emploieà faire des plastrons.
EMPEREUR. Ce serpent setrouve au Mexique. On le res-pecte. On l’adore. On le regardecomme un devin. Le peuple croitque le sifflement de ces serpentsleur annonce les tempêtes, lesmaladies, les pestes Sc tous lesmaux qui peuvent les menacer.
EMPREINTES. O 11 en distin-gue de deux especes. Les unesfont des empreintes d’insectes ,de coquilles, de poissons, d’ani-maux ou de parties d’animaux.Les autres font des empreintesde végétaux. C’est presque tou-jours fur des ardoises voisines desmines de charbons, que se trou-vent les empreintes. Ce font desmonumens des révolutions arrivéesfur la surface de la terre. Lesempreintes que nous trouvons enEurope à des profondeurs très-considérables,appartiennent à desanimaux , poissons, plantes na-turels à l’Amérique, à l’Asie, àla Chine. 11 y a de ces emprein-tes de la plus grande perfection.L’inspection annonce que la terrequi les a reçues, a été dans unétat de mollesse Sc de fluidité.
ENCENS. On ignore de quelarbre découle cette substance ré-sineuse, aromatique, d’une odeuragréable. On la recueille en Ara-bie, au Levant. La récolte s’enfait, dir-o’n , avec des cérémoniessuperstitieuses. On la distingue enmâle Sc femelle, parce que leslarmes en se réunissant, présen-tent les parties qui caractérisentles mâles. L'Enccns, dans pres-que toutes les Religions, a ton-