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jours été employé pour le cultedivin. Dissous dansl’efprit-de-vin,il nettoie les plaies. Sa fumiga-tion elì utile dans les catarres,& son usage intérieur pour lesmaux de poitrine, de matrice &de crachement de sang.
ENCOUBERT. C’est le Ta-tou à six bandes. Voyez Tatou.
ENCR1NITES. Voyez Pal-mier. marin.
ENFLE-BŒUF. Voyez Bu-
TR.ESTE.
ENTOMOL1TE. Nom donnéaux infectes pétrifiés ou incrustés.
ENTROQUE. Voyez Palmier.marin.
ÉPAULARD. Voyez Dor-
QUE.
ÉPEAUTRE , froment rouge tSied iocular, froment locar. Es-pece de froment de la Grcce &de l’Egypte. Sa tige est plus me-nue & moins ferme que celle duBled ordinaire. Sa graine est pro-pre à faire de la bierre. On enfait d’assez mauvais pain noir &indigeste.
ÉPÉE de Groënland. Petite ef-pece de Baleine fort agile. Lepieu qu’on lui voit fur le dos,lui sert à s’arrêter dans fa coursetrop rapide. Ces poissons se réu-nissent par troupes, attaquent laBaleine , entament avec leursdents quelques parties de soncorps. La Baleine, harcelée &fatiguée, laisse sortir fa languequ’ils arrachent toute entiere pours’en nourrir. On trouve par cetteraison quelquefois des Baleinesmottes fans langue.
ÉPERLAN. Ce petit poisson,d’un goût délicat, multiplie dansles mers & remonte les rivières.On en pêche une grande quan-tité dans la Seine , depuis la finde Pété jufqu’à Pâques, versCau-debec.
ÉPERVIER. C’est la femellede l’Emouchet. On s’cn sert pour
EPE
le vol de la Perdrix, de la Caille&■ autres oiseaux. Le jour ou onla destine à la chasse , on Passanteun peu, a fin de lui donner plusd’ardeur à la poursuite. Cet oi-seau devient indocile lorsqu’onle maltraite. S’il manque fa proie,iì prend de l’humeur, quitte sonmaître & ne revient plus. Sa ponteest de cinq œufs blancs mouchetés.
Erervier marin. Voyez Fou.
ÉPETIT. Cette plante croît àCayenne. Les Indiens en frottentle nez de leurs Chiens de chasselorfqu’ils sont jeunes, pour au-gmenter la finesse de leur odo-rat. Les Créoles croient que Partde fe faire aimer est de portercette plante fur soi. C’est un pro-verbe chez eux pour peindre unepersonne amoureuse, de dire qu’onlui a donné de lEpetit.
ÉPHÉMÈRES. On distingueplusieurs efpeces de ces mouchesainsi nommées de la brièveté deleur vie. Les unes vivent plusieursjours. Les autres ne prennent l’ef-sor qu’au soleil couchant, & nevoient point lever cet astre. Cel-les-ci ne vivent qu’une heure,celles-là , qu’une demi - heure.Dans ce court espace, elles sa-tisfont au vœu de la nature. Al’égard des mouches qui viventplusieurs jours, on observe uneparticularité unique. Elles ont en-core à fe défaire d’une dépouille.C’est une opération qui dure quel-quefois vingt-quatre heures. Ellesle cramponnent contre un arbrepour y parvenir. Les Ephémères,avant de voltiger dans les airs ,ont été en quelque forte, pois-sons. Elles restent fous l’étatde ver & de nymphe pendantun, deux ou trois ans. La nym-phe ne différé du ver, que parcequ’on observe fur son dos desfourreaux d’ailes. L’un & l’auttcont fut les côtés de petites fran-ges de poils qui, mises en mou-