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minéral détaché, on le préparepar le triage , la torréfaction , lepilagf, le lavage Sc la fonte aufourneau de réverbéré. La minela plus ordinaire est celle de Cor-nouailles & de Devonshire. Sescristaux font des polyèdres irré-guliers, noirâtres souvent striées,pu grenus, ou poreux. Les Gre-nats d’Etain ressemblent à ceuxdont on fait des bijoux, Sc fontassez durs pour couper le verre.Quelquefois les eaux châtient desportions de minières qu'elles dé-posent ensuite ; c’est ce que l’onappelle sable £ Etain. Ce métal aété un des plus anciens objets ducommerce maritime des Gaulois& des Carthaginois. Ils alloicntle chercher en Angleterre avecles mêmes précautions que nosNavigateurs emploient pour ca-cher leurs découvertes. L’Histoirerapporte le trait d’un Capitainequi aima mieux se faire échouer,que de laisser reconnoître sa routeà d’autres vaisseaux qui le fui-voient.
Etain de glace. Voy. Bismuth.
ÉT1TES , ou pierres d’Aigles.Ainli nommées parce qu’on avoirprétendu qu'on les trouvoit dansles nids d’Aigles. Ce font despierres ochracées ferrugineuses,tantôt vuides , avec un noyau, Scsonnantes, tantôt pleines. On lestrouve dans plusieurs mines deFer. Leur structure indique qu’el-les ont d’abord été dans un étatde mollesse, & qu’elles se sontformées par agglutination.
ÉTOILE de mer. On distingueplusieurs especes de ces insectes,mis au rang des zoophytes. Parmiles Etoiles de mer, les unes ontquatre rayons , les autres cinq ,les autres plus. Les unes fontver-miformes , d’autres chevelues ,d’autres connues sons le nom derite de Méduse , d ’AJlrophytes , ouEtoiles arborescentes. II y en a dont
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les bras font garnis de piquants ,il faut s’en méfier. On trouve ceszoophytes fur le bord des mers,fur le fable : l’ouverture que l’onremarque dans le centre, est labouche de l’animal. O 11 y voitcinq dents osseuses, dont il fe sertpour saisir 8c briser les coquillagesdont il fe nourrit. L’espece d’o-percule situé à la partie opposéede la bouche , est l'anus. Chaquerayon des Etoiles est garnie d’unemultitude prodigieuse de jambes.Une Etoile en a jusqu’à r y 10 . Cesjambes ressemblent aux cornesdes Limaçons. A leur origine in-térieure font de petites boulesrondes remplies d'une liqueuraqueuse. Par la contraction del’animal, certe liqueur entre dansses jambes, les fait sortir 8c gon-fler comme les cornes du Lima-çon. Quoique munie d’un si grandnombre de pattes, l’Etoile nemarche que fort lentement. Cespattes peuvent se coller contre lesrochers, les plantes. Elles leurfervent comme autant de cordagespour s’accrocher, St résister aumouvement des vagues 8c des tem-pêtes. Leurs rayons font fragiles.Le moindre choc les brise, lesemporte ; mais, ainsi que lespattes de l’Ecrevisse, ils recrois-sent. Les Etoiles de mer marchentindifféremment de tous sens, enavant, en arriéré, de côté, nagentdans les eaux par un mouvementoblique & par l’ondulation deleurs rayons. Ces rayons étantcoupés Sc détachés du corps del’animal, s’il fait plus d’effort, iltombe par son propre poids aufond des eaux. Les Etoiles de mer,dont les rayons ne font point gar-nis de jambes , marchent en Rac-crochant avec les rayons du côtéoù elles veulent aller, Sc repliantles rayons opposés pour sc pousteren avant. Les Tournesols , Têtes dcMéduse, palmiers marins , &c. font