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la file des autres, dont une sertde base inébranlable ; ce cordonabandonné au vent, est porté bien-tôt de l’autte côté , où la premiereà la tête se fixe fortement, 5c voilàun pont tout formé, sur lequelpasse une armée nombreuse deFourmis. Ne seroit-ce pas desFourmis de l’espece précédente !
Fourmis mineuses des IndesOrientales & de V Amérique. Filesfuient la lumière & les rayons dusoleil, qui leur font nuisibles :auslì se pratiquent-elles un chemincouvert avec la même adresse £cle même ordre que les MincursiPartagées en deux files, la pre-mière en rang de chaque file tra-vaille à la galerie successivement ;l’une dépose la terre dont elle est'chargée , l’autre dégorge une ma-tière visqueuse, elles pétrissentensuite ce nouveau ciment, vontchercher de nouveaux matériaux,& sont succédées par d’autres quifont la même manœuvre. La Com-pagnie des Indes a éprouvé dansses magasins le plus grand dégâtde la part de ces Fourmis, qui,après s’être fait un chemin à tra-vers un amas de doux de Girofle,ont percé le plancher 5c sc sontfait jour par la même opération àtravers des étoffes précieuses. Leshabitants mettent leurs meublesfur des piédestaux gaudronnés.C’est cette espece de Fourmisqu’on nomme au Sé-
négal.
Fourmis volantes de Cayenne ,dont les Negres 5c les Créolesmangent le derrière, fans doute àcause des œufs qui y font renfer-més.
Fourmis qui donnent la résine la-que. Ce font des Fourmis volantesdes Indes orientales. Files se lo-gent sur les arbres, dont les habi-tants ont grand foin de picoter lesbranches, pour servir de pointsd'appuis à leur petit édifice. A
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Pexemple des Abeilles, elles scforment des gâteaux de cire qu’cl-les vont recueillir fur les fleurs.Ces gâteaux font composés d’al-véoles très-fins ôc de la mêmeforme que ceux des ruches j dansces alvéoles, elles y déposent depetits corps d'un rouge plus ou.moins foncé, qu’on présume êtredes embryons de Fourmis. Pressésentre les doigts, ils fe réduisenten poussière d’une belle couleur.Mis dans l’eau, ils fe dilatent,donnent une belle teinture, ôcprennent la forme de la Coche-nille. La laque que nous devonsà ces petites fabriquantes , n’estautre chose que leur cire colorée
f uir les substances contenues danses cellules : les Indiens en fontdes bracelets appelles Manilles •La laque des Fourmis de Pégu estla plus estimée dans le commerce :fondue , lavée, jettée fur un mar-bre froid, c’est: la laque cn lamesemployée dans la belle teintured’écarlatc du Levant, Ôc à teindreles peaux de Chevres connuesfous le nom de Maroquin. La la-que en grain est la partie grossièreaprès qu’on en a tiré la teintureselle entre dans la composition decertains vernis i on en fabrique Ucire à cacheter rouge cn y mêlantdu vermillon j noire, à l’aide dunoir dc fumcc ; & aventurine ,avec le feçours de Torpinient. Lalaque dçs Fourmis de Madagalcarmoins colprée , est aussi moinsprécieuse & moins connue j c’estune colle , un mastic dont les ha-bitants font usage. Les laques stestimées qui viennent du Japon,font recouvertes d’un vernis. L’an-çienne laque est la plus précieuse,parce que ce vernis a une duretécomparable à celle du métal. Lalaque nouvelle est bien plus ten-dre, plus facile à s’ccerchcr, soitque les J:penois aient perdu Icucsecret, soit qu’ils se seient uegU-