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gcs , comme il arrive trop souventdans les manufactures. Les mor-ceaux d’ancienne laque font tres-rares.
FOURMILLIER , mangeur deFourmis , Renard Américain , Myr-me'cophagc. Cet animal, dont onconnoît trois efpeces, est habitantde 1*Amerique méridionale, duBrésil te de la Guiane. La pre-mière, connue auísi fous le nomdc Tamanoir y est la plus grande.Sa queue , si longue & si velue,lui sert à fe mettre à i’abri des in-jures de l’air. Elle traîne à terrequand ranimai marche tranquil-lement i dans fa fureur, il Tagiteen tous sens avec rapidité. 11 estdifficile de lui arracher un bâtonqu’il saisit entre ses pieds, propresà grimper plutôt qu'à marcher ;ce qui lui est commun avec le Ta-mandua , seconde efpece de Four-millier. Celui-ci n’a pas une auísibelle queue Lc un auísi long poil.U dort îa tête cachée fous son col& sous ses premieres jambes. LeTamanàua miri du Brésil , troi-sième efpece, a le poil soyeux.La nature n"a mis de différenceentre cesespeces que dans les pro-portions extérieures ; du reste,»même caractère, mêmes habitu-des , mêmes inclinations, une dé-marche lente & embarrassée » unnaturel flexible & quis’apprivoiscaisément, la vie dure , une odeurforte de Fourmi. Le Fourmilliersupporte long-tcmps la faim & îafatigue , dort le jour, marche lanuit; hors d’état de mordre, ilfe défend avec ses griffes. S’il boit,il fort de l’eau par les narines ; si onle touche avec un bâton, il s’ac-çroupit comme un Ours. A î’excm-plc de quelques Singes » il fe sus-pend par fa queue à des branchesd'arbres te sc balance, insinue salangue dans les creux d'arbres » tefait fa proie des infectes qu’il ytrouve, 11 mange des mies dc pain,
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de la viande hachce; les Fourmisfont pour lui le mets le plus friandSc fa nourriture ordinaire. Tantôten furieux , il détruit avec ses on-gles de devant & culbute les four-miliieres, jette l’allarme dans lapetite république, fait main-baífcfur les habitants qu’il peut saisir :les autres encore tout effrayés del’écroulcment, ont à peine la forcede fe dérober à leur ennemi. Tan-tôt en chafleur habile, ii fe metà l’affut aux environs des fourmil-iieres : le museau couché fur lebord du sentier le plus battu parles Fourmis, fait une barrière avecfa langue ; les Fourmis , arrêtéesdans leur passage , sc donnent mu-tuellement avis de l’obstacle ; onvient en troupes examiner leslieux, on monte fur la digue, onen parcourt toutes les dimensions,& les frayeurs font déja calmées ,lorsque le Fourmillier retire falangue chargée de Fourmis, & lesengloutit fans qu’il en échappeune feule ; petit jeu qu’il recom-mence jufqu’à ce qu’il ait satisfaitson appétit. Les Sauvages man-gent la chair fétide du Fourmillier.
FOUTEAU. Efpece de Hêtre.Voyez Hêtre.
FRAISIER. Plante des bois &des jardins fort connue pat le par-fum délicieux de ses fruits rouges& blancs. Le suc de ses feuilles ,& fur-tout dc ses racines , coloreen rouge le papier bleu. L’ufagede la décoction des racines deFraisier & d’Ofeille donne lameme couleur aux excréments;ce qui jette l’allarme dans l’efptitdes gens peu instruits, qui fecroient attaqués d’un flux de sang.Les Fraises font rafraîchissantes,celles des bois plus salutaires, cel-les des jardins plus agréables: l’ex-cès de cette nourriture cause unecfpecc d’ivresse ; mêlées avec duvin, du lait ou de la crème, lesFraises fout indigestes Sc attaquent