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Manuel du naturaliste : ouvrage utile aux voyageurs, & / [Henri Gabriel, Duchesne ; Pierre Joseph Macquer]
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GALERE, yejjìe de mer t Mou-cttu. Cette cfpece de zoophyteest composée cìe cartilages 6c rì’u-ne peau mince remplie cì'air. IIflotte fur les eaux, est íi léger,qu’on ne peut l’y enfoncer. 11 ahuit jambes en forme de lanicres.Quatre lui fervent à ramer. Ilélève les quatre autres Sc les dis-pose de maniéré à prendre levent. Ce font fes voiles. 11 y ena beaucoup aux environs des iflesde 1*Amérique Sc dans le golfedu Mexique. Lorsqu*on les voiearriver fur les bords, c’est un signeinfaillible de tempête. Le mou-vement des flots Sc de l'air, quoi-qu’encore peu sensibles, les chas-sent vêts la terre. 11s restent àsec jufqu’à ce qu’un nouveau flotles reporte à la mer. lis adhèrent11 fortement aux corps fur les-quels ils posent, qu’on a peineà les en détacher. JDès qu’on lestouche, ils ceífent de fc remuer.Si l'on marche dessus, ils creventSc font un bruit semblable à ce-lui d’une vessie de Carpe. Si onles prend à la main , on éprouvetine inflammation Sc une chaleurpareille à celle d’une brulure d'hui-le bouillante. Le phénomène estdesplus singuliers. On prétend qit’àmesure que le soleil s’éleve furrhorifon , la douleur devient plusvive Sc s'accroît jusqu'à l’heurc dcmidi. EUe décroît ensuite Sc dif-paroît entièrement au soleil cou-ché. On appaife cette douleur enfe frottant avcc de l’huile d*Aca-jou, mêlée avcc de l'eau-de-vie.Les poissons qui avalent les Ga-lères ne périssent point; mais leurchair devient un aliment mortel.

GALERUQUE. Cet infectedifférent de la Chryfomele parson corps plus allongé, vit furieBouleau, fur l’Orme Sc autres ar-bres. 11 y en a une cfpece dontla larveaauatique dévore les feuil-les du Potamogeton. Cette larve

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tWe de l’eau ne paraît pas mouil-lée ; fans doute qu’il transpire déson corps quelque matière hui-leuse qui la garantit coitìmc lesplumes des Canards.

GALET. Ces pierres rondes,ou ovales de diverses formes qu’onvoie fur les bords de la mer, fontde la nature des Quartz., des Jas-pes , des Granites, &c. Ils tien-nent de là lubstânee des rochersdont ils ont été détachés. Leroulis des flots, leur frottementles uns contre les autres, leurdonnent la forme & le poli. Ceuxqui ont une forte d’écorcc peu-vent être regardes comme étantà peu près dans leur état naturel.Ceux que l'on trouve au milieu desterres y ont été portés, ou par leshommes, ou par les eaux de la merqui ont pu y séjourner autrefois.

GALIOTE. Cette efpece deLézard d’Arabie est très - utile.C’est tin domestique fidele & fa-milier qui détruit les Rats, lesAraignées.

GALLE. On donne cc nomà des excroissances ou tubérofitésde diverses formes & couleurs.On les trouve fur les tiges, lesféúiUes, les fleurs de plusieursarbres & plantes. II y eh a delisses, d’épineufes; quelques-unesont une chevelure tél que leKédéguar. D’autres, ont des cou-leurs très-agréables; bn les pren-drait pour des fruits. D’autresressemblent à de petits Artichauts.A Constantinople, on mange cel-les qui croissent fur la Sauge. Auxenvirons de S. Maur, les paysansmangent celles qui croislént furle Lierre terrestre. Ils les cueil-lent avant qu’elles deviennent fi-lamenteuses. Toutes ces diversesefpeces de Galles font les loge-ments de petits vers, d’où naissent,suivant les efpeces, des mouchesIclineumoncs,desCinips. Les metres infectes aimée» d’aiguillonsj'