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Manuel du naturaliste : ouvrage utile aux voyageurs, & / [Henri Gabriel, Duchesne ; Pierre Joseph Macquer]
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font ilne piquure sut quelqu’unedes parties de la plante, y dé-posent un œuf. La seve se porteplus abondamment en cet endroit,s’accuinule, forme le domicile duver qui y trouve le vivre ôc lecouvert. De ces excroissances, lesunes font habitées par un seul in-secte. Les autres font distribuéesen plusieurs cellules qui ferventde logement à autant d’individus.Ceux-ci, quoìqu'enveloppés demurailles épaisses où l’on ne peutdécouvrir le moindre petit trou,n’y font pas à l’abti de tout dan-ger. D’autres mouches Ichneumo-nés ou d’autres Cinips percent lesmurs, déposent des œufs dansl’intérieur. Les vers nouvellementéclos dévorent les premiers habi-tants. Voyez CiNirs, Ighneo-mons.

G ALI,INSECTES. Ce font desinsectes dont quelques-uns pen-dant une grande partie de leurvie, n’ont point de mouvement,restent fixés fur les tiges d’arbres& de plantes qu’ils ont adoptés.Cette immobilité les fait prendrepour des Galles ou Excroissan-ces. II y en a de diverses figu-res , formes Sc couleurs. On neparle point ici de la Cochenille ,8c du Kermès j voyez ces mots.Les Gallinsectes les plus com-muns Sc les plus remarquables fontceux des Pêchers Sc des Oran-gers. Lu derniere espece est nom-mée par les Jardiniers Punaisesd' Orangers. Les observations quel’on peut faire fur cette derniereespece, jettent des lumières sucles autres. On les volt rarementen mouvement : elles restent furles branches, pompent le suc del’arbre, grossissent. Autant ellessont immobiles, autant leurs ma-ris sont actifs Sc légers. Ce fontde petites mouches très-jolies àdeux ailes. Toutes les parties an-térieures de leur corps font d’un

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rouge foncé. La fin d’Avril est lasaison de leurs plaisirs. Elles vien-nent voltiger autour des Oran-gers , se promènent sur les bran-dies , parcourent leur ferrai 1, pas-sent en revue les femelles, enfécondent plusieurs. On peut ob-server une partie recourbée enforme d’aiguillon, qui fait lesfonctions nécessaires à la repro-duction. Les femelles grossissentde plus en plus , déposent leursœufs, quelquefois jusqu’aunom-bre de ìooo, 8c les mettent à l’a-bri de tout danger sous leurs corps.La mere périr, se desseche, &toute morte qu'elle est, son ca-davre sert de berceau à sa fa-mille. Les insectes éclos se dií-persent sur les branches. Si on nedétruisoit les Gallinsectes fur lesOrangers, l'arbre en seroit bien-tôt couvert, 8c perdroit toute saseve. On désigne sous le nom deProgalhnsettes des insectes qui fontsi peu de mouvement, qu’on lesavoit pris pour des galles de plan-tes. De ce nombre sont ceux quel’on découvre dans la bifurcationdes jeunes branches d’Ormes. Ilssont entourés d’un duvet coton-neux qui forme une espece delit mollet où reposent les jeunesinsectes nouveaux nés.

GALLINACE. Voyez PiER-ràde Gallinacé.

GALLIOT. Voyez Benoîte.

GAMM AROLITE. Nom don-né aux Crabes pétrifiés. VoyezPETRIFICATIONS.

GANGUE. On désigne fousce nom des pierres de diversesnatures, telles que Quarts , Spath,Schiste , lorsqu’elles fervent de ma-trices a des substances métalliques.

GAR AGUA Y.Ces oiseaux d’A-mérique savent découvrit sous lcfable les œufs de Tortue, deCrocodiles, dont ils font friands.

GARANCE. On distingue plu-sieurs especes de cette plante. Elles