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Manuel du naturaliste : ouvrage utile aux voyageurs, & / [Henri Gabriel, Duchesne ; Pierre Joseph Macquer]
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que ceux qui se font passer pourHermaphrodites, font des ctresmal conformés, 2c qui ne peu-vent, ni produire, ni concevoir jtel étoit rHermaphrodite Drouardqu'on voyoit à Paris en i7ji. 11est à croire que ceux de ces pré-tendus Hermaphrodites qui ontles facultés propres à un des deuxsexes n’ont pas les facultés dusexe opposé. La nature dans famarche est uniforme , mais irré-gulteré 2c imparfaite dans fesécarts. Il paroît presqu’assuré queles Hermaphrodites ne font quedes femmes dans lesquelles cer-taines parties s’éloignent plus oumoins de la forme ordinaire. Onrre doit pas regarder comme Her-maphrodites de jeunes gens dontles parties de la génération nefe développent que dans sage depuberté par la force du tempé-ràment ou par un effort vio-lent.

HERMINE. Ce petit animalde la Russie 2c des pays du Nord estauslì fort commun au Cap deBonne-Efpérance. II fe retire dansles cavernes, & fait la guerre auxTaupes & aux Rats. Sa peau fineLe blanche, pendant rhiver , de-vient rouge fur le dos en été. Lebout de la queue est toujoursnoir 3 ces bouts de queue fontfort chers. La fourrure de l’Her-mine est estimée des Pelletiers 3ils en font des aumuces de Cha-noine , les pelisses des Dames, 2cc.

HERMODACTE. Racine d'u-ne plante qui nous vient de l'O-rient. Cette plante 11’est autrequ’nne efpece de Colchique : onassure que les Egyptiennes fe fer-vent des racines desséchées del’Hermodacte pour fe nourrir 2cs’cngraisscr. Ces racines, d’ungoût acre ôc visqueux, sont su-jettes à être vermoulues.

HÉRON. Cet oiseau solitaire£c sauvage est commun en An-

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glcterre Lc en basse 'Bretagne. 11vole fort haut, fréquente les ma-rais voisins de la mer, construitl'on nid au sommet des arbres dehaute futaie, dort perché sur lesbranches, passe le jour dans Peaumonté fur fe* hautes jambes, fenourrit de poissons 2c de Gre-nouilles , charge fur fes ailes éten-dues îes proviùons qu’il porte àfes petits. Son attitude ordinaireest d’avoir la tête entre les de^xépaules 2c le col contourné. Lachasse au vol du Héron est amu-sante. Celui-ci poursuivi par lesoiseaux dressés à cette chaste„tâche de prendre le dessus en vo-lant 2c tient fa tête cachée fous.son aile, de maniéré que le Ger-faut, le Sacre ou le Faucon , enl’attaquant, vient donner contrele bec du Héron , 2c fe fait uneprofonde blessure. Les Héroneauxfont délicats. Ce mets est estiméen France.Pour en avoir plus facile-ment , on dresse le long des ruis-seaux des héronnïercs 3-ce font desloges élevées en f air, seulementcouvertes à claire voie , le Hérony fait assez volontiers son nid.On déniche les petits, & l'onen fait d’excellents pâtés. L’Aiglefait ia guerre au Héron qui meurtcourageusement en défendant favie. Le Héron de la petite ef-pece crie la nuit d'un ton discor-dant, comme s'il vouloir vomir 3voyez Corbeau de nuit. L* aigrette 9le Butor y le Crabier ì l*Ibis , la Pa-lette , font autant de Hérons 3voyez ces mots. O11 en distingueencore plulieurs variétés par lescouleurs, tels que les Héronsblanc , bleu , brun , châtain, Hé-rons du Bréíil 2c dc la Louysia-ne , le Héron huppe de r Amé-rique.

HÊTRE. C/est un des beauxarbres de nos forêts. Ses semencesportent lc nom de Baines ,• voyezce mot. Ses feuilles d’mie belle