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Manuel du naturaliste : ouvrage utile aux voyageurs, & / [Henri Gabriel, Duchesne ; Pierre Joseph Macquer]
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ses. Cc mers délicat est celui dontfo nourrissent les jeunes vers. Cesessaims de Mouches voltigeantss la surface de la terre, indiqueles rrustìeres á un observateur.

Mouch zftercoraire.W Mouchemerdtvore.

Mouche des rumeurs des bêtesà corne. Voyez Oestre.

Mouche- végétante. On donnece-nom a une efpece de Cigaleque lon trouve à S. Domingue.On observe fur le dos de cet in-fecte , dans Pétât de nymphe, unepetite plante quelquefois de lahauteur d'un pouce du genre desClavaria, efpece de mouise. Cepérit phénomène a mérité f atten-tion de quelques Naturalistes. Lesuns ont cru rcconnoitre le passagedu régné animal au régné végé-tai. D autres ont attribué la causede la végétation à la nature mê-me des graines de la plante qu'ilsont comparées à certains Fungusqui nc lèvent jamais en pleineterre, mais feulement fur la cornedes Chevaux morts. Le Pere Tor-rubia parle dun phénomène parlui découvert à la Havane. Scpromenant 211 milieu d'un champde Bled, il apperçut des Abeil-les mortes, Ôc fui lc corps def-quelles une plante appellée Giadans le pays avoir pris racine.

Mouche duvinaigre. Cette Mou-che alfcz commune au mois deMai ôc de Juin, dépose fes œufsdans Je vinaigre ôc dans les li-queurs qui s'aigrissent, De cesoeufs naissent de petits vers quivus au microscope, paroilsent au-tant de petits Serpents d'une agi-lité surprenante. Parvenus à leurgrosseur, ils sortent de la liqueur,Rattachent aux parois ou couver-cles du vase, fe changent en chry-salides de la grosseur dun grainde moutarde, fc dépouillent enJuillet ôc Aoíit de leurs habits4 c nymphes, prennent leur essor,

MOU

marchent lentement, fautent quel-quefois , mais volent avec viva-cité , íaris bruit Ôc sans seloignerdu lieu dc leur naissance, ren-trent dans ie vase du vinaigre , s'yaocouplenr Ôc y déposent une nou-velle postérité*

MÒUCHEROLE. Voyez Go-

LEUR de Mouche.

MOUETTE, ou Mauve.Qt gen-re doifeaux est des plus varies pourles formes ôc les couleurs : ils habi-tent les bords de la mer, fe nourris-sent de poissons, fom leur md dansies landes ôc bruyères fur Je rivage.Lorfquils voient quelqu'un en ap-procher y ils crient ôc le harcèlent.On voit ces oiseaux en Irlandevoler par milliers. Ils font enne-mis jurés des Canards, vont tou-jours affamés ôc toujours volants.La Mouette est un pourvoyeurde poissons pour les Irlandois. Dèsquils la voient sabattre avec faproie, ils courent fur lui , ôc luifont lâcher prise. Les oiseaux dugeme'des Mouettes font le îìour -guemejíre , le Goeian de Cayenne tLe Coupeur d*eau.

MOUFLON. Cet animal quonvoit dans les bois de Russe , dela Sibérie Méridionale, de Sar-daigne , de Corse, paroît être lasouche primitive de nos Brebis.Vigoureux, résistant aux intem-péries de Pair, couvert de poils,il jouit de toute la force quontles animaux restés entre les mainsde la nature. La race de cet ani-mal a pu fe répandre égalementdans le Nord Ôc au midi. Deve-nue domestique, elle a dégénéré ,subi les maux attachés à cet état ,ôc varié suivant les climats, lesnourritures Ôc les divers traite-ments. Les nouvelles habitudesdu corps fe font perpétuées parles générations , ôc ont formé no-tre Brebis domestique, Ôc toutesles autres races dc Brebis que lonvêtit fui lc continent. Le poil du