Buch 
Manuel du naturaliste : ouvrage utile aux voyageurs, & / [Henri Gabriel, Duchesne ; Pierre Joseph Macquer]
Entstehung
Seite
335
JPEG-Download
 

MOU

'Mouflon scst change en laine dansles climats tempcxes. Le Mou-ton de Barbarie à gfosse queuenest quanc variété du Mouflon ,cette souche primitive. De sac-couplemem du- Bouc avec la Bre-bis, naît une espece de Motiffon.Cest un agneau couvert de poils& capable de multiplier. La Chè-vre , au contraire, ne sáccouplepoint avec lc Bélier. Cés expé-riences prouvent que la Chevre5 c la Brebis ont quelque chosede commun dans leur origine 5mais que la Chevre est Tefpece do-minante, 5 c la Brebis, Tefpecesubordonnée, puisque lc Boucagit avec puissance lur la Brebis,Lc que le Bélier est impuissant -produire avec la Chevre.

MOULARD,ou Moite. Cettesubstance naturelle est une especedargille à Foulon,On donne aussice nom au mélange de fer Lc desable qui tombe dans sauge desCouteliers en aiguisant. Les Cor-royeurs , Peaussiers Le Teinturierscn font usage.

MOULE. O11 distingue plu-sieurs especes de ces coquillages.Les unes habitent les mers, lesautres les rivières Lc les étangs.Les unes 5 c les autres souvrcnt,se ferment, sortent de leurs co-quilles , rentrent, sentcrrent dansle fable ou dans la glaise des ri-vières, ont un mouvement pro-gressif, sattachent elles veu-lent, respirent, Lc quelques-unesvoltigent fur la surface des eaux.Toutes font androgynes, ont uneconformation lìngaliere, des mala-dies Le des ennemis. Lorsque lesMoules veulent marcher, elless'ouvrent, parviennent à se mettrefur le tranchant de leur coquille,font sortir un corps charnu, sus-ceptible dextenlìon. II leur sertcomme de jambe pour sc traîner.On peut observer dans les étangsles sillons que font ces Moules

MOU 335

en marchant ainsi. Cette jambesert de siliere aux Moules de mer :cest une espece de houppe d'pendent les fils ou bissus aveclelqliels elles Rattachent à dif-férents corps, ou les uns auxautres. Ce font autant de cor-dages qui les tiennent à sancre ,Lc les mettent à sabri du mou-vement des flots Lc des orages.Les Moules respirent seau com-me les poissons. Si elles fontcouvertes de peu deau, on voieun petit mouvement circulaire au-dessus du talon de la coquille*Quelques moments après, ellesrejettent seau d'un seul coup parsautre bout de la coquille. Lesparties la génération font deuxovaires Le deux vésicules sémina-les. Chaque ovaire Lc chaque vé-sicule a son canal propre. Cestpar ces quatre canaux que lesoeufs Lc la semence de la Mouleíe rendent dans sanus, cesdeux principes sunissent ensem-ble en sortant 3 ce qui suffit pourla génération. Cest au printempsque les Moules déposent leursoeufs. On ne leur en trouve quedans shiver. Les maladies desMoules font la mousse, la gale.Les racines de la mousse sintro-duisent dans la coquille. Leaupénètre par ces ouvertures, Lc Udissout peu a peu. La gale estune espece de tubercules quinaissent de la dissolution de la co-quille. De petits coquillages Rat-tachent aux Moules, les percentLc les fuccent. Il y a des Mou-les fluviatiles dont on retire daf-fez belles perles. Telles font cellesde Valognes en Lorraine, de S.Savinien , dEcossc , de Bavière.Les Moules ne font pas un ali-ment bien sain. La digestion cnest difficile. Les maladies aux-quelles elles font sujettes, oupeut-être, comme on le croiecommunément, une espece dc