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Manuel du naturaliste : ouvrage utile aux voyageurs, & / [Henri Gabriel, Duchesne ; Pierre Joseph Macquer]
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Noix de Bengale . Voyez Mv*.o-BOt ANS.

Noix de Bicuiba. Cc fruit desIndes fournit, en bruiant, unehuile dont Pépreuve médicale aété faite avec succès fur des can-cers & dans des accès de colique»

Nojv de galle. Oest une excrois-sance végétale occasionnée par lapiquure d J un infecte qui déposeles œufs fur Jes Chênes du Le-vant. Elles viennent dAlep. Lateinture violette ou noire quellcsdonnent à la solution du vitriol,la rend propre à faire de lencrc.Les Chapeliers, Foulons, Tein-turiers, Tanneurs en font usage.Les plus noires ôc les plus pesan-tes font les meilleures. Voyez aumot Galles de Chêne , ce que nousavons dit fur l'histoire de ces pro-ductions.

- Noix de terre . V. Terx1'A t*.

Noix vomique . Le fruit quicontient ces Amandes au nombrede quinze, vient fur un très-grosarbre de Malabar & de la côte dcCoromandel, qui ressemble beau-coup a celui connu fous le nomde Bois de Couleuvre . La Noix vo-mique est un violent poison pourThomme Ôc les animaux. Ceuxqui en mangent, éprouvent aubout dun quart dheure ou dunedemi-heure un déchirement d'ef-tomac , des contractions de nerfs,des convulsions épileptiqucs Ôc lamort. Une potion d'eau pour lesoiseaux ôc une potion de vinaigrepour Jes Chiens, font des ìemc-des indiqués dans ^Encyclopédie.

NOMBRIL marin. Ce fontdes opercules de coquillages demer. Lc Limaçon de mer portequelquefois ce nom.

NOPAL. Voyez Opuntia.

NORD-CAPÇR. Cette Ba-leine sc pêche fur les côtes d*Is-lande ôc dc Notwçge , ou elle estattirée par lc grand nombre dcHarengs, dom elle fait fa ncur-

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riture. Pour en avaler une plusgrande quantité , elle a P adressede les rassembler vers la côte.Limpulsion quelle donne à l'eaudun coup de queue les étourdit :ils entrent par tonneaux dansgueule quclle tient ouverte, Ôc ils viennent sengloutir avecPair ôc Peau qtfelle aspire conti-nuellement.

NOSTOCH, ou Mousse mem*braneuse cu fugitive. Cette plantea une particularité singulière. Qaol'6n fe promené dans Pété apièáune pluie considérable, on apper-çoit par-tout dans les allées de jar-dins , les prés, la terre sèche Ôc lesterreins sablonneux, cette plantedont un moment auparavant on11e voyoit pas le moindre vestige.On la ramasse aussi dans toute sai-son, même en hiver. Les Alchy-mistes Pont nommée HeurduCiel;ils la regaidoient comme le prin-cipe de la racine de toute la na-ture végétale. On a prétendu quePeau distillée dc Nostoch à lachaleur du soleil, guériífoit lescancers , les fistules. Tout le mer-veilleux dc cette plante consiste àsimbiber de lhumidité commePcponge : elle existoir avant lapluie , mais elle étoic invisible 5 lesoleil, la chaleur, le vent la des-sèchent , ôc elle est toujours prêteà reparaître aux nouvelles pluies,qui lui fervent denourriturc.Quel-ques Naturalistes pensent que cevégétal n'a point de racine : cequ'ii y a de certain, est quelle neparoit pas adhérer à la terre. C'estplutôt une feuille molle , tenaceÔc difficile à déchirer. Suivant M.de Réaumur, cette plante est unan a prendre fa croissance. CeNaturaliste a remarqué dans cer-tains temps, fur la surface dequelques-unes , quantité de pe-tites graines, quii croît être cellesdu Nostoch.

NOYER. Cet arbre réussit aflè^