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Manuel du naturaliste : ouvrage utile aux voyageurs, & / [Henri Gabriel, Duchesne ; Pierre Joseph Macquer]
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3 5° OCE

remises. Les oiseaux font friandsde ces baies. Lefpcce dont lesfleurs font ramassées en-rond , faitun effet des plus agréables dansles parterres. On la nomme Kofide Gueldre , ou Pelotte de neige.

OBSIDIENNE. Voy. Pup.re

Obsidienne.

OCELLOT. Cet animal dunouveau Mondeorné dunc robefl belle, est d'une nature perfide ,féroce. Il grimpe fut les arbres,guette les animaux, fond fur eux :plus altéré de leur sang quavidede leur chair, il commet biendes meurtres pour étancher fa soifardente. Timide, il fuit à rap-proche dun Chien, fc fauve furles arbres. En 1764 , on en vitdeux à la Foire Saint-Ovidcj ilsavoient été apportés tout jeunesde la nouvelle Carthagene. In-grats Ôc cruels, à sage de troismois ils déchirèrent les tettes &suceront jusquà la derniere gouttede sang dune Chienne qui lesavoit allaités. Les mœurs du mâlefont íì brutes, fl sauvages, quiln'a aucun égard, même pour fafemelle, lorfquon leur jette àmanger. La femelle tremblantenofe approcher } elle attend pa-tiemment quil ait satisfait sonappétit vorace , heureuse s dai-gne lui laisser quelques morceauxdont il ne fe soucie pas.

OCHRES. Cc font des efpccesde terres produites par la décom-position des vitriols de fer, dezinc ou de cuivre. En rendant àces terres leur phtogistique, ellesreparoîtroienc fous une formemétallique. Les Ochres varientpar leur consistance, par leur cou-leur. Les unes ont la dureté de lapierre, Jcs autres font friablesib us 1a forme de poudre. Lintcu-sité de lenr couleur peut dépen-dre dc divers accidents & du mé-lange des terres argillcufes ou cal-caires qui fe trouvent combinées

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avec elles. Le fer fe rencontretres-fréquemment en bancs très-considérables fous la forme dO-chres. La connoissance des terresavec lesquelles il peut être mêle,est très-importante. La réductionmétallique cn devient alois plusfacile. Les Ochres exposées à desdégres de feu plus ou moins forts,peuvent paroître fous des couleursdiverses. Lc jaune de Naples quelon emploie en peinture, ne peutêtre quun Ochre de fer. Le verd 9le bleu de montagne , font desOchres dc cuivre. On emploie lesOchres pour la peinture. LesOchres ferrugineuses font astrin-gentes 6c deíiicativcs.

ODONTHOPETRE. VoyezGlossopetre.

ŒIL. Cest par cet organe quenous jouissons de lUnivers , fanslui, toutes ces merveilles feroientpour nous comme nexistant pas.Nous ne connoîtrions la présencedes corps que dans îc moment ounous en serions frappés ou acca-blés. Lorgane de lCÈil est com-posé de membranes & dhumeursde diverses densités. Le nerf op-tique entre dans lorbite de PŒiìcouvert de la dure-mere , cettemembrane fe gonfle Ôc forme leglobe extérieur quon nomme laSclérotique. La pie-mere , qui est lamembrane interne du nerf, formeun second globe avec elle ; delànaissent les chambres dans les-quelles font contenues les hu-meurs aqueuses , crislalimes ôc vi-trées : la substance du nerf formela rétine, fur laquelle les objetsviennent fe peindre. Par le rap-port divin qui fe trouve entre cetorgane & loccan de lumière quinous environne, tous les objetsviennent fe peindre avec leur cou-leur naturelle Lc fans fc confon-dre fur notre rétine. Avec quelart merveilleux, dans un espacede six ou sept lignes fc trace le