Buch 
Manuel du naturaliste : ouvrage utile aux voyageurs, & / [Henri Gabriel, Duchesne ; Pierre Joseph Macquer]
Entstehung
Seite
358
JPEG-Download
 

$ 5 8 OR

composé de lacide marin 8c ni-îrcux, cest leau régale ; lautreçst la combinaison de l'alkali fixeavec le soufre. 11 est connu sousle nom -le foie de soufre, LOr estinaltérable à fait , a Beau 8c aufeu. Sa pesanteur spécifique lefait précipiter au fòr.d du vif ar-ent. II sécrouit fous le marteau.,a couleur naturelle..est plus oumonts foncée. Celui dEurope estplus jaune que celui .d'Amérique;mais par lalliagé., on'lui donne0,es nuances très-variées. II sé-çhauffe à raison de fa densité. A

s eine a-t-il rougi , quil entre enu lion. Sa couleur alors est d'unverd tendre comme f Aiguë ma-rine. LOr fe trouve dan? desmines qui lui font propres. II ycn a en Asie s én Afrique , &pour le malheur ses habitants,en trop grande quantité dans lA-mérique Méridionale , linfa-tiabilité de lavarice a fait com-mettre fous le dangereux prétextede la Religion , tous les actes decruauté que peuvent inspirerle fanatisme & la cupidité.

Quid non mortalia peUora cogitauri sacra famés f

Les mines autrefois communesen Europe, Sc fur-tout en Espa-gne , font ptefqtfépuisées ou né-gligées ì cause de leur peu de va-leur , ou ignorées. On travaillecependant encore quelques minesen Suede, en Norwcge 8c enHongrie. La matrice ordinaire delOr est le quartz;, quelquefoisle fer ou largent. II est en grains,en feuilles ou en masses. On lercconnoît lorfquil blanchit à lavapeur du mercure 8c quil nesaltere point au feu. On observeque lOr nest jamais minéralifépar le soufre, ni parlatfenic, 8cque la plus légete vapeur de lé-raín suffit pour lui faire perdre

OR

fa malléabilité quil recouvre parla fusion. En le mêlant avec-tain , on en tire une très-bellecouleur pourpre, utile pour lapeinture des émaux 8c de la por-celaine. Une partie des grandesrivières qui prennent leur sourcedans les hautes montagnes , châ-tient de lOr prefquen poudre.La récolte en est pénible. Cestun ouvrage de patience 8c peufructueux auxquels fe livrent quel-ques paysans après les travaux dela campagne. En Amérique cetteopération est plus utile. Dansquelques rivières de lAftique ilsen trouve en grains rouges 8ctransparents ; cest ce que lonappelle Or en grenats. On retireaullì de lOr du Lapis lazuli deFerse. Ce métal, le principe delaifance, fauteur du luxe, fi-stule, de lavarice, la cause mo-bile des actions humaines , fe pliefacilement à tous les caprices dugoût 8c de la mode. On f emploieà masquer tous les autres métaux.&a grande ductilité le rend pro-pre à cet usage. Une once dOrpeut recouvrir 8c dorer rrès-exac-tement un fil dargent long de444 lieues. II y a chez les BatteursstOr quatre efpeces dOr en feuil-les. Celui qui sert aux Damaf-quineurs sappelle Or âipée. II yavoir chez les Gaulois des fabri-ques uniquement occupées à da-masquiner les armes. Celui qtiem-ploient les Armuriers est moins,beau ; cest f Or des pistolets. LOrdes Relieurs est le troisième. Enfin,celui qui sert à couvrir les mé-dicaments, est le dernier. On lappelle Or d"Apothicaire. On nom-me Or trait celui qui a passé à lafilière. LOr en lames est un filapplati entre deux rouleaux da-cier. Ainsi préparé, on lcmploiedans les manufactures des étoffesdes broderies 8c des galons. LOren coquilles provient des rognures