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composé de l’acide marin 8c ni-îrcux, c’est l’eau régale ; l’autreçst la combinaison de l'alkali fixeavec le soufre. 11 est connu sousle nom -le foie de soufre, L’Or estinaltérable à fait , a Beau 8c aufeu. Sa pesanteur spécifique lefait précipiter au fòr.d du vif ar-ent. II s’écrouit fous le marteau.,a couleur naturelle..est plus oumonts foncée. Celui d’Europe estplus jaune que celui .d'Amérique;mais par l’alliagé., on'lui donne0,es nuances très-variées. II s’é-çhauffe à raison de fa densité. A
s eine a-t-il rougi , qu‘il entre enu lion. Sa couleur alors est d'unverd tendre comme f Aiguë ma-rine. L’Or fe trouve dan? desmines qui lui font propres. II ycn a en Asie s én Afrique , &pour le malheur dç ses habitants,en trop grande quantité dans l’A-mérique Méridionale , où l’infa-tiabilité de l’avarice a fait com-mettre fous le dangereux prétextede la Religion , tous les actes decruauté que peuvent inspirerle fanatisme & la cupidité.
Quid non mortalia peUora cogitauri sacra famés f
Les mines autrefois communesen Europe, Sc fur-tout en Espa-gne , font ptefqtfépuisées ou né-gligées ì cause de leur peu de va-leur , ou ignorées. On travaillecependant encore quelques minesen Suede, en Norwcge 8c enHongrie. La matrice ordinaire del’Or est le quartz;, quelquefoisle fer ou l’argent. II est en grains,en feuilles ou en masses. On lercconnoît lorfqu’il blanchit à lavapeur du mercure 8c qu’il nes’altere point au feu. On observeque l’Or n’est jamais minéralifépar le soufre, ni parl’atfenic, 8cque la plus légete vapeur de l’é-raín suffit pour lui faire perdre
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fa malléabilité qu’il recouvre parla fusion. En le mêlant avec fé-tain , on en tire une très-bellecouleur pourpre, utile pour lapeinture des émaux 8c de la por-celaine. Une partie des grandesrivières qui prennent leur sourcedans les hautes montagnes , châ-tient de l’Or prefqu’en poudre.La récolte en est pénible. C’estun ouvrage de patience 8c peufructueux auxquels fe livrent quel-ques paysans après les travaux dela campagne. En Amérique cetteopération est plus utile. Dansquelques rivières de l’Aftique ils’en trouve en grains rouges 8ctransparents ; c’est ce que l’onappelle Or en grenats. On retireaullì de l’Or du Lapis lazuli deFerse. Ce métal, le principe del’aifance, fauteur du luxe, fi-stule, de l’avarice, la cause mo-bile des actions humaines , fe pliefacilement à tous les caprices dugoût 8c de la mode. On f emploieà masquer tous les autres métaux.&a grande ductilité le rend pro-pre à cet usage. Une once d’Orpeut recouvrir 8c dorer rrès-exac-tement un fil d’argent long de444 lieues. II y a chez les Batteursst’Or quatre efpeces d’Or en feuil-les. Celui qui sert aux Damaf-quineurs s’appelle Or â’ipée. II yavoir chez les Gaulois des fabri-ques uniquement occupées à da-masquiner les armes. Celui qti’em-ploient les Armuriers est moins,beau ; c’est f Or des pistolets. L’Ordes Relieurs est le troisième. Enfin,celui qui sert à couvrir les mé-dicaments, est le dernier. On l’appelle Or d"Apothicaire. On nom-me Or trait celui qui a passé à lafilière. L’Or en lames est un filapplati entre deux rouleaux d’a-cier. Ainsi préparé, on l’cmploiedans les manufactures des étoffesdes broderies 8c des galons. L’Oren coquilles provient des rognures