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Manuel du naturaliste : ouvrage utile aux voyageurs, & / [Henri Gabriel, Duchesne ; Pierre Joseph Macquer]
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cès > il excite graduellement 1agaieté , le hoquet, lan.xiété , levomissement, les syncopes, lab-scnce desprit, les vertiges, lc tiresardonique, la stupidité, la rou-geur du visage, l'embarras de lalangue, le gonflement des lèvres,la difficulté de respirer, les sueursfroides., la défaillance, un pro-fond sommeil & la mort. Onéchappe quelquefois à ces acci-dents ; mais cest après un abon-dant flux de ventre ou une grandedémangeaison de la peau, accom-pagnée dunc transpiration copieu-se à odeur dOpium. La saignée ,les émétiques , les sternutatoires,les acides , lesvéiìcatoires, les selsvolatils font les remedes usitéscontre les effets de lOpium. Cettesubstance résino-gommeuse appli-quée extérieurement sur la peau,est un dépilatoire : sur le périné,il réveille les sens & les organesde la génération, ou les engour-dit : fur la tète en trop grandequantité, il relâche les nerfs,cause'la stupeur, la paralysie, &quelquefois la mort. Après deseffets auflî tragiques, il est biensurprenant que les T ures en pren-nent jusquàla dose dun'gros,lorsqu'ìls se disposent au combat,'pour acquérir plus de valeur Lcun plus grand mépris des dan-gers'. 11 n'y a que lhabileté duMédecin qui puisse diriger les ef-fets de lOpium , qui ne sauroitctre pris avec trop de précaution.

OPPOPON AX. Voy. GrandeBerce.

OPUNTIA , Raquette , Figuierd'Inde , Nopal. On distingue plu-sieurs especes de ces plantes ori-ginaires dAmérique. Elles diffè-rent par la grandeur de leurs feuil-les, de leurs fleurs, de leurs fruits;par la couleur Sc la longueur desépines. Ces épines font si fortes& si longues dans certaines es-pèces quelles servent dépingles

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aux habitants. Les petites cpii.escausent des piquures cuisantes.Si on ne les enleve pas dansmoment lón 'est ' piqué, ellesfont quelquefois plus d'un moisà sortir. Un'e particularité lingueliere , cest que la fleur ne paraîtquaprès le fruit, Sc'à son extré-mité. On la vdit sépanouir lors-que le fruit patoit presque mursElle souvre. a la chaleur du so-leil & sc referme à iapproche d©la nuit. Les étamines sont douéesdune grande .sensibilité. Si lonen touche lcs'filets, elles se re-plient. Les anthères ou sommitésélancent 'à /instant la poussièrefécondante quclles ' contiennent.On observe le même phénomènedans l J-féiianthcme. Les Indienscultivent áutouf de leurs habi-tations lespece dc Nopal à fruitsrouges. Celt fur ses feuilles quilsélèvent îa Cochenille , infecte pré-cieux qui fournit une si belle cou-leur. Voyez Cochenille. Ce fruitne contribue' pas 'pcû à la leurcommuniquer; les Indiens en re-tirent une belle couleur ronge.11 donne la même couleur à bu-rine de ceux qui en mangent. Onnéprouve point cependant lamoindre douleur. On multipliecette espece' en piquant en terreles feuilles un peu desséchées. Lesplantes, pour'réussir, demandentune chaleur égale à celle de leurclimat natal. Lespece qui croîten Italie passe cependant très-bien lhiver dehors, ainsi quecelle de la Caroline & de la Vir-ginie, si elles sont placées à unebonne exposition.

OR. Cest le plus compact , parconséquent le plus pesant dc tousles métaux parfaits Sc imparfaits,II est aussi le plus pur Sc le plusductile. A peine élastique , à peinesonore , il résiste à tous les acidesagissants séparément. II y a deuxgrands dissolvants de lÓr : lua