°PÍ
cès > il excite graduellement 1agaieté , le hoquet, l’an.xiété , levomissement, les syncopes, l’ab-scnce d’esprit, les vertiges, lc tiresardonique, la stupidité, la rou-geur du visage, l'embarras de lalangue, le gonflement des lèvres,la difficulté de respirer, les sueursfroides., la défaillance, un pro-fond sommeil & la mort. Onéchappe quelquefois à ces acci-dents ; mais c’est après un abon-dant flux de ventre ou une grandedémangeaison de la peau, accom-pagnée d’unc transpiration copieu-se à odeur d’Opium. La saignée ,les émétiques , les sternutatoires,les acides , lesvéiìcatoires, les selsvolatils font les remedes usitéscontre les effets de l’Opium. Cettesubstance résino-gommeuse appli-quée extérieurement sur la peau,est un dépilatoire : sur le périné,il réveille les sens & les organesde la génération, ou les engour-dit : fur la tète en trop grandequantité, il relâche les nerfs,cause'la stupeur, la paralysie, &quelquefois la mort. Après deseffets auflî tragiques, il est biensurprenant que les T ures en pren-nent jusqu’àla dose d’un'gros,lorsqu'ìls se disposent au combat,'pour acquérir plus de valeur Lcun plus grand mépris des dan-gers'. 11 n'y a que l’habileté duMédecin qui puisse diriger les ef-fets de l’Opium , qui ne sauroitctre pris avec trop de précaution.
OPPOPON AX. Voy. GrandeBerce.
OPUNTIA , Raquette , Figuierd'Inde , Nopal. On distingue plu-sieurs especes de ces plantes ori-ginaires d’Amérique. Elles diffè-rent par la grandeur de leurs feuil-les, de leurs fleurs, de leurs fruits;par la couleur Sc la longueur desépines. Ces épines font si fortes& si longues dans certaines es-pèces qu’elles servent d’épingles
O PtJ 3*7
aux habitants. Les petites cpii.escausent des piquures cuisantes.Si on ne les enleve pas dans lémoment où l’ón 'est ' piqué, ellesfont quelquefois plus d'un moisà sortir. Un'e particularité lingueliere , c’est que la fleur ne paraîtqu’après le fruit, Sc'à son extré-mité. On la vdit s’épanouir lors-que le fruit patoit presque mursElle s’ouvre. a la chaleur du so-leil & sc referme à i’approche d©la nuit. Les étamines sont douéesd’une grande .sensibilité. Si l’onen touche lcs'filets, elles se re-plient. Les anthères ou sommitésélancent 'à /instant la poussièrefécondante qu’clles ' contiennent.On observe le même phénomènedans l’ J-féiianthcme. Les Indienscultivent áutouf de leurs habi-tations l’espece dc Nopal à fruitsrouges. C’elt fur ses feuilles qu’ilsélèvent îa Cochenille , infecte pré-cieux qui fournit une si belle cou-leur. Voyez Cochenille. Ce fruitne contribue' pas 'pcû à la leurcommuniquer; les Indiens en re-tirent une belle couleur ronge.11 donne la même couleur à bu-rine de ceux qui en mangent. Onn’éprouve point cependant lamoindre douleur. On multipliecette espece' en piquant en terreles feuilles un peu desséchées. Lesplantes, pour'réussir, demandentune chaleur égale à celle de leurclimat natal. L’espece qui croîten Italie passe cependant très-bien l’hiver dehors, ainsi quecelle de la Caroline & de la Vir-ginie, si elles sont placées à unebonne exposition.
OR. C’est le plus compact , parconséquent le plus pesant dc tousles métaux parfaits Sc imparfaits,II est aussi le plus pur Sc le plusductile. A peine élastique , à peinesonore , il résiste à tous les acidesagissants séparément. II y a deuxgrands dissolvants de l’Ór : l’ua