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PEIGNES, ou p ttonchs. Nomd'une coquille bivalve de ia formedes Cames. Elle lcrt d'ornementaux Pèlerins de S. Jacques ou deS. Michel. La plupart ont deuxoreilles aux côtes de la charnière.D’autres n’en ont qu’une & (batt-îtes n'en ont pas. Leurs analoguesfolsiles fe nomment PeSlirtites. 11y a beaucoup de variétés dans laligure 8c la couleur des Peignes.Les plus remarquables font leManteau Ducal , la llape , la lia-tijsoire , la Sole, ou Eventail, laBourse. Ces coquillages s’attachentaux pierres jctte'es fur les côtespar la tempête. Lorsqu’ils font àlèc , ranimai ouvre & ferme facoquille avec tant de vitesse,qu’il acquiert assez d'élasticitépour s’élever de terre de six pou-ces. C’est par ce mouvement pro-gressif qu’il regagne la mer. Plusagile dans Peau, il s’éleve à lasurface, s’y tient à demi plongé,puis par le battement violent deses deux valves dans l’eau, il sem-ble voler au niveau des flots parla promptitude avec laquelle ilexécute ses mouvements à droite,à gauche.
PEKAN. Ce quadrupède del'Amérique septentrionale a laforme 8c le caractère de la Martre.II fait la guerre au Porc-épic. Safourrure est d’usage dans le com-merce.
PELA. Serpent pouilleux del’Arnérique. Les Poux qui le dé-solent s’introduiscnt dans ses écail-les, se cramponnent sur sa peau8c le sucent.
PÉLICAN, grand gosier, Onocro-tale. Oiseau d’Afrique & d'Amé-rique. Triste , mélancolique, lentà se remuer, à Paide de ses gran-des ailes il s’éleve dans les airs,au point de ne pas paraître plusgros qu'uiie Hirondelle. Sa voiximite celle de l’Ane. On l’appri-voisc aisément. L’Empereur Maxi-
PEL
milien en avoir un qui l’accom-pagnoit, même à Patinée. Ce Pé-lican a vécu 80 ans. Le sommeil& la pêche partagent la vie de cetoiseau paresseux. 11 passe presquetout le jour à dormir, perché surdes branches d’arbres, la tèteappuyée fur son long & large becqui porte sur d’autres branches.Eveillé par le besoin, il prend sonessor, vole très-haut. S’il apper-çoit du poisson vers le bord desrivières & de la mer, il tombeà corps perdu. Ce mouvement,joint à l’agitation des ailes, étour-dit le poisson , qui fe laisse pren-dre. La pression du demi bec su-périeur fait élargir les deux bran-ches du demi bec inférieur. Lepoisson est reçu dans une largepoche que la nature a placée fousla gorge du Pélican. C’est danscet havresac que l’animal fait saprovision de vivres pour lui 8c sespetits. La femelle pond quatreou cinq oeufs fur terre , quelque-fois à 40 lieues de la mer. Onprétend qu’il y en a une espccedans le Royaume de Loango enAfrique, qui se saigne pour nour-rir ses petits. La chair du Pélicanest dure 8c de mauvais goût. LesNegres d’Angola & de Congo sefont des pieces d’estomac avec sonplumage. La méchanique St laforme du bec de cet oiseau estsur-tout digne d’attention. LePélican qui parut ì Paris en 1750,avoir un bec fi large, que la têted'un homme y entrait aisément.
PELORE. M. Linnœus avoirregardé cette plante comme unecspece constante 8c non commeune variété de la Linaite. Il pa-raît cependant que ce n’est qu’uneespece bâtarde, ainsi qu’il résultede Inobservation faite à Upsal, oìil’on s’est apperçu qu’elle avoit dé-généré. M. Adanson vient de lireun Mémoire à l’Académie, oùil démontre que dans le régnévégéta!,