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ses & nos ragoûts. Sa semence faitmourir les Poux. L’usage du Per-sil est contraire aux épileptiques& aux bilieux. C’est pour plulìeursoiseaux un poison , dont le laitparoît être l’antidote. On assurequ’un verre a boire frotté & rincéavec le suc du Persil, se casse.
Persil de Macédoine, ^4che.Cette plante, superieure à notrePerlil, croît entre les pierres &les rochers de Macédoine. On lacultive dans nos jardins. Elle se’plait dans les terreins sablonneux,craint le grand froid. Sa semenceentre dans la Thériaque.
PERVENCHE. On distinguela grande & la petite espece. L'une& l’autre entrent dans les vulné-raires des Suisses, Sc ne produi-sent de fruits qu’en leur donnantpeu de terre , ou en élaguant latrop grande quantité de racines &de sarments. La grande Pervenchefait en espalier une tapisserie d’unebelle verdure. Elle est plus sensi-ble au froid que la petite , fleuritpresque toute satinée dans les payschauds. Ses feuilles pilées, misesdans les narines, arrêtent le sai-gnement de nez. On dit qu’ellesrendent le lait aux nourrices, &qu une fusillante quantité de Per-venche dans un tonneau éclaircitle vin troublé en quinze jours ,sur-totit après avoir été soutiré.
PETIT-GRIS. Cet animal, ha-bitant des climats du Nord deI’un & l’autre continent, disserede l’Ecureuil par fa grandeur, lacouleur de son poil & son incli-nation à voyager. 11s se réunissenten troupe, vont de contrée encontrée , parcourent les forêtsqu’ils choisissent pour le lieu deleur habitation. Une rivière, unlac s’oppose à leur passage, cha-cun de nos voyageurs amene furle rivage des écorces d’arbres ; cefont autant de petits canots, furlesquels ils se livrent au gré des
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vents. La superficie de l’eau estordinairement couverte de trois ìquatre mille voiles. 11s arriventquelquefois à bon port par unvent doux ; mais quelquefois auslîun vent violent s’éleve, & submer-ge le pilote & le vaisleau. Lesdébris du naufrage enrichissentles Lapons voisins du rivage, quitirent parti de la fourrure lors-q'u’elle reste peu de temps fur lefable. Cette fourrure douce, sine& recherchée cause le plus sou-vent la destruction de ces petitsanimaux. Vers la S. Michel, lesLapons vont à la chasse du Petit-Gris avec des Chiens bien dressés,qui ne laissent passer aucun arbrefans aboyer & avertir son maîtredu Petit-Gris qui s’y tient. Ils enprennent quelquefois un si grandnombre , qu’ils donnent quarantepeaux pour un écu. L’Ecureuilgris ou noirâtre de Virginie n’estqu’un Petit-Gris qui grimpe auxarbres, préfère le Pin, vit degraines & de fruits, passe l’hiverdans un trou d’arbre avec provisionde vivres. C’est aussi dans destrous d’arbres qu’il fait ses petits.
PÉTONCLE. Voyez Peigne.On donne plus particulièrementle nom de Pétoncle éux Peignes àoreilles inégales.
PETREL des Anglais , Pinçon,de mer ou de tempête. Ces oiseauxvolent très-légérement; quelque-fois ils courent fur les flots avecune vitesse extrême , d’oii leur estvenu le nom de Petrel , par allu-sion à S. Pierre, qui marchoit furles eaux. A l’approche d’une tem-pête , ils viennent se ranger der-rière le gouvernail d’un vaisseauqu’ilsapperçoiventen pleine mer,& s’y tiennent à l’abri jusou’à ceque le gros temps soit pafle. LesAnglois regardent cet oiseau com-me le messager dc§ OMgÊS.
PÉTRIEICATIONS. Oncomprend fous cette dénomina-