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depuis 16a an s. La farine de tagraine mêlée avec celle de fro-ment, donne au pain une couleurde chair qui penla causer desrévoltes à Paris. Le peuple s’i-maginoit que les Boulangers yavoient mis du sang.
Pied de Lion. Cette plante vul-néraire astringente se plaît dansles prés, le long des vallées Scles lieux humides. On prétendque fa décoction rappelle dans lesfilles les lignes extérieurs de lavirginité perdue, Sc qu’un lingeimbibé Sc appliqué fur le sein,lui rend la fermeté & l'élasticité.
Pied rouge, bec de r,ache. Oiseaude la Louylîane qui fe nourrit decoquillage & de poissons dansles lacs salés Sc fur les bords dela met. Lorsqu’il vient à terre,c’est ligne d’un grand orage.
Pied de Veau. La racine de cetteplante pourroit fournir du paindans un temps de disette. Lesfemmes du Poitou retirent par lamacération de cette plante Sc ladéification un fécule qui leurtient lieu de savon. L’eau distilléedes racines de pied de Veau, faitdisparaître les rides du visage, ré-pare les torts de la vieillesse, Scrend la peau plus brillante. Elle estadmise à la toilette des Dames.
PIERRE acide. C’est la minede pierre d’Alun.
Pierre d'sfcgle.Y oyez Étite.
Pierre d aiguiser, ou Pierre àrasoir, ou Pierre naxienne. Cettepierre, ordinairement composéede deux couches, l'une grise ScPau rie jaune, est tendre en sortantde la carrière, & n’estpointdissolu-ble dans les acides. Exposée à unfeu violent, la couche jaune estréduite en un verre fluide avantque la grise ait j erré de l'écume.On en fait dans quelques en-droits des tombes Sc des meules.L’ufage le plus ordinaire de cespierres est de servir à aiguiser lesoutil*.
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Pifrre d*^ 4 imant. Cette pierreferrugineuse se trouve dans la mi-ne de fer aux Indes Orientales , àla Chine , dans le pays du Nord.Elle varie beaucoup en couleur.Ses propriétés fingulieres tiennentau grand système de la nature.Ses cinq propriétés remarquablesfont : i° l’attractionou la propriétéd’attirer le fer. i°. La communi-cation ; celle de communiquercette propriété au fer ou l’aciet quil'a touchée. 3°. La direction ; cellede le diriger vers les pôles dumonde. 4°. La déclinaison i pro-priété par laquelle elle s’ccarteplus ou moins des pôles. 5 0 . L’in-clination ; mouvement qui la faitincliner lorsqu’on approche del’un ou l’autre pôle. La connois-sance de toutes ces propriétés 11’aété que i’effet du temps & desobservations. Les anciens ont con-nu l’attraction. Ce phénomène seprésenta, dit-on , à un berger quiobserva que le bâton ferré qu’ilportoit, ainsi que ses souliers fer-rés , tendoient avec force contreun rocher auprès duquel il pas-soit. La direction leur étoit in-connue. La découverte est du ttei-zieme siecle. Une Aiguille d’acierpassée sur une pierre d'Aimant sus-pendue sur un pivot, acquiert lapropriété de se tourner constam-ment vers les pôles du monde.Voilà le guide qui trace les che-mins au milieu des mers. Un nou-veau continent se découvre ; oncommunique d’un bout de l’uni-vers à l’autre. Inobservation ap-prend que l’aiguille ne se dirigepas toujours dans la direction despôles. Depuis 1 j j o, j usou’à 1664 ,la déclinaison a été Orientale.En iSSS , l’aiguille étoit précisé-ment dirigée dans la ligne des pô-les. Depuis ce temps jusqu’à pré-sent, la déclinaison a été Occi-dentale. Cette déclinaison varieencore de plus ou moins chaque