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tiers leurs petits. La Pie de la Ja-maïque, du Brésil, des Antilles,de Bengale & du Mexique sontdes eípeces étrangères remarqua-bles.
Pie Gricchc. On distingue lagrande 8c la petite. La premierea le courage d'attaque r les Mer-les, & en fait fa pâture. Sa voixest désagréable 8e s’entend de loin.Elle ne perche pas. On la voircependant quelquefois en au-tomne fur le sommet des arbres& buissons- Elle fait son nid demousse, laine, bruyere, Chien-dent, Foin & herbe à coton, ypond six œufs & éleve ses petits.La petite Pie Grieche fait unecouvée plus nombreuse, fe perchesouvent fur les' Chardons, dé-truit les Mulots, les Souris Sc lesCampagnols, mange en tenantfa proie dans une patte commele Perroquet, fe tient suspenducn l’air comme la Cercerelle, tientfa queue élevée, la remue decôté & d’autre, & jette un crid'effroi lorfqu’elle a peur.
Pie de mer. C’est la Becajse demer ; voyez ce mot.
Pie marine à gros bec. Cet oi-seau de passage a la forme d’unePie. 11 fe nourrit de poissons ,vole tres-vîte près de la surfacede l’eau , de maniéré qu’il sem-ble marcher en s’appuyant per-pendiculairement fur fa queue.11 fréquente les côtes de Tenby,de Scarbouroug, Sc c. s’en va enautomne, Le revient au printempspour pondre. On en voir mêmequ! viennent avant les autres re-connoítre les lieux. Ils ne fontpoint de nid , mais pondent àrase terre, ou dans des trous deLapins , après les en avoir chassés.Si l’on déniche l’œuf pondu, laPie marine en pond un second,Si ainsi successivement jusqu’à s.Pie mere. Voyez. DuttE mere.PIECES an atomiques injeólées.
PIE
La connoissance la plus intérePlante à l’homme est l'homme mê-me. Son œil curieux découvritdans la dissection des corps tousles ressorts de la machine ani-male. L’art de l’injection répan-dit un plus grand jour fur les dé-couvertes de l’anatomie. Le voilequi cachoit la marche de la na-ture , suc soulevé. Des liqueurs co-lorées 8c injectées dans les vais-seaux , pénétrèrent jusques dansles plus petites ramifications desartères 8c des veines. On apper-çut distinctement les anastomoses.Mille vaisseaux imperceptiblesqu’on ne fouçonnoit point, fu-rent reconnus , 8c le système ad-mirable de la machine hydrauli-que vivante, fut dévoilé. Ce n'estqu’à force de travail 8c par desessais souvent réitérés qu’on estparvenu à injecter les pieces ana*comiques. Les anciens n’avoientd’autre maniéré de conserver laforme 8c le diamètre des vais-seaux sanguins, qu’en les rem-plissant d’air. A ce procédé in-suffisant on substitua dans le siécledernier l’injection de matièrescolorées.
PIED d Ane. Nom donné à uneespece d’Huître à cause de la for-me de sa coquille.
Pied de Griffon. C’est l’Elléborenoir commun. Sa racine est vio-lemment purgative. On en lardele fanon d’un Bœuf malade. L’é-coulcmcnt de sérosité que ce re-mède occasionne , les guérit as-sez ordinairement. On prétendqu’un brin de cette racine passédans le bout de l’Oreille, guéritla fluxion des yeux.
Pied de Lievre. C’est le petit Trè-fle des champs. On trouve souventcette plante au milieu des champs,dans les bleds. Ses capsules con-tiennent une petite semence rou-geâtre. Elle étoit rare autrefois,Si «'est devenue si commune que