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voine pour fortifier les nerfs & lecerveau. Homère dit que la Pi-voine a été nommée Ptxonia , d’unMédecin appelle Paon , qui s’enservit pour guérir Pluton d’uncblessure qn'il avoir reçue d’Her-cule. Elle vient de graine, maisun peu lentement.
PLANORBIS. Ce coquillaged’eau douce du gente des Lima-çons est très-commun, lur-toutdans la riviere des Gobelins prèsParis. Les tentacules de l’anima!font minces & filiformes. II esthermaphrodite Sc s’accouple com-me les Buccins. Le Planojbis dePiste des Tonneliers est plus gros& plus beau que les nôtres.
PLAQUEMINIER. Grandarbre d’Afrique dont on distinguele grand & le petit. Ses feuillesfont ameres ; son fruit d'une sa-veur gracieuse. Tourneforr en avu un vieux pied chargé de fruifaux environs de Paris. Si l’on encroit M. Duhamel, un Normanden a fait du cidre à lai.ouysiane,& Pon peut en composer des ga-lettes astringentes, qui arrêtentles dyílenteries Sc hémorragies.
PLATANE. Ce bel arbre ,originaire d’Afrique & d'Améri-que, s’est naturalisé dans nos cli-mats. II se plait dans les lieuxhumides, se dépouille de sonécorce qui fe détache par plaque,est propre à faire de belles avenues& des selles vertes dans les parcs,& à décorer les bosquets d’au-tomne. Ses feuilles ne sont gueresattaquées des insectes. On rap-porte que le Prince Caius donnaa souper à quinze personnes dansle tronc creux d’un Platane, &que Mutianus soupa & coucha,lui rie, dans la cavité d’un Pla-tane qui avoir plus de 80 pieds dediamètre ; mais Pline n’est pastoujours croyable dans ses histoi-res merveilleuses.
PLATINE. Ce mot Espagnol
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signifie petit argent. On ne connoftpas bien encore cette substancemétallique nouvellement décou-verte dans rAmérique Espagnoleau Pérou. On a observé qu’cile ala couleur de l’argent, la pesan-teur 6c la fixité de sor, la duretédu fer, sans otre aitirable à s ai-mant. L’eau, l'air, le feu, lesacides , rien ne peut saltérer.L’eau régale Sc Jc foyer du verreardent font les seules puissances,actives qui agissent fur la Platined’ailleurs peu ductile Sc peu mal-léable. La Chymie, cette sciencesi propre à éclairer la minéralo-gie, a découvert bien des singu-larités dans le mélange de la Pla-tine avec les métaux 6 c demi-mé-taux. Les métaux malléables per-dent de leur ductilité. Le fern’est plus sujet à se rouiller j v lecuivre à sc ternir. Elle se combineavec tous , les roidit, les durcit,change leur couleur Sc leur tissu »Sc ne peut en être séparée sanscorroder la matière. Le bismuthest le seul des demi-métaux quine fe durcisse pas par l'alliage. Lesmétaux composés , tels que lelaiton, en éprouvent austl les esters.Par-tout il communique son in-tensité Sc ses qualités à un dégréplus ou moins grand. II n'cst pascommun de voir la Platine telle'qu'cllc fort de la mine. Les Espa-gnols , qui seuls ont le secret dela fondre aisément au moyend’une petite quantìtc d'arsenic Sc^dc soufre, ne nous font passer quedes ouvrages par eux faits aveccette matière comme télescopes,miroirs, boules, gardes d’épées,tabatières Sc autres bijoux. Quel-ques Artistes, en saillant à for,le vendoient en lingots, dont ilétoit absolument impossible deconnoître la fraude , ni à la vue,ni par les essais ordinaires. Le Roid’Efpngne, depuis ce temps, afait combler les mines dc Platine