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Manuel du naturaliste : ouvrage utile aux voyageurs, & / [Henri Gabriel, Duchesne ; Pierre Joseph Macquer]
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PLI

íc interdire le commerce de cetteefpece de métal. Sa dissolutiondans l’eau régale ne teint pointles plumes St les os des animaux,ni rétain , comme la dissolutionde l‘or. On assure que la Platinecontient 10 karats d’argent fin paronce.

PLATRE. Voyez Gypse.

PLEUREUR. Voyez Sai.

PLIE. Poisson de mer. La pe-tite efpece est le Carrelet. La gran-de Plie n’a point de dents. LaLoire âc l'étar.g de Montpellieren font bien fournis. O 11 la trouveauffi dans les étangs de mer Scdans les rivières fangeuses. C’cstdans l’Océan que s’en fait la pê-che la plus abondante. Elle fecache dans le limon Sc le fable.11 est aisé de la prendre, quandla mer fe retire. On en fait beau-coup dessécher en Flandre 8c enHollande. La chair du poissonfrais est bonne à manger, nour-rissante Sc laxative. Les Flamandsont un goût singulier pour cepoisson desséché ; il répand cepen-dant une odeur désagréable ; onles volt souvent le matin mangerce poisson fans pain comme ducroquet. II les excite à boire.

PLOMB. C’est de tous les mé-taux après le Mercure le moinssolide, après l’Or Sc le Mercurele plus pesant. II fond au feu plusaisément qu’un volume égal debeurre 8c de cire. II est très-téna-ce, presque point sonore, auffipeu élastique. 11 fe calcine enchaux d’abord noirâtre , puis blan-che , puis jaunâtre , entin rouge :c’cst le Minium, Un peu plus defeu le convertit en un verre jaunesusceptible de poli, avec lequelon imite l’aiiibre 8c dont on faitdes colliers. II a encore la pro-priété d’aider à la vitrification despierres ou terres réfractaires, mê-me des autres métaux , Sc de lessçotificr, excepté l’or Sc l'argent.

11 ne s’allie point avec le fer ;mais très-bien avec tous les autresmétaux , plus aisément cependantavec le mercure , avec lequel ils’amalgame mieux qu’âvec l’étain.Ses fractures offrent des prismesjusques dans leurs plus petits élé-ments. Ses mines, qui font tou-jours profondes , fe trouvent dansbeaucoup de pays, fur-tout enFrance , en Angleterre Sc en Alle-magne. II s’en rencontre dans tou-tes fortes de matrices, accompa-gné de fer, de cuivre ou de pyrites.Enfin , fies variétés font infinies.Mais on prétend que fes minesfont toujours plus ou moins ac-compagnées d’argent. C’cst la dif-ficulté de l’extraire de fa matricequi rend ^exploitation du l’iombplus ou moins difficile. Quelque-fois il fie rencontre pur en ra-meaux ou en grains. La mine dePlomb verte est une des plus re-cherchées des Curieux, à causede la beauté de fes couleurs. Elleest d’ailleurs abondante. II s’entrouve de blanche , ou en cristauxtransparents, ou opaque 8c fari-neuse. Elle est mêlée de spath.11 y en a en cristaux noirs Sc très-friables. La mine de Plomb sul-fureuse est douce au toucher 8efond à la flamme d’une bougie;il ne faut pas la confondre avecla Molybdène ; voyez ce mot. Lamine de Plomb grainelèe est sembla-ble à un amas de limaille; elle estplus ou moins riche en argent.Celle à petits grains en contientle plus ; mais la mine de Plombordinaire Sc la plus riche est celleen tubes, que l’on appelle dansles Cabinets mine de Plomb à fa-cettes, 8c dans le commerce Ahjui-soux ; c’cst celle dont fe ferventles Potiers de terre pour faire leurvernis. Ce métal a la propriétéd’être aisément détruit Sc régéné-ré. C’est ce qui donne la facilitéde le produire fous tant de formes