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POLIGALE , Herbe au laie.Cette plante a, dit-on , la vertud'augmenter le lait des nourrices8c des bestiaux > 8c de faciliterl’expectoration dans les pleurésiesôc les péripneumonies. C’étoitavec la fleur de cette plante queles Anciens couronnoient les vier-ges dans les processions, pour lafertilité des biens de la terre. LePoligale de la Virginie fe nommeaussi Seneka -, voyez ce mot.
POLIGLOTTE. Ce bel oi-seau des Indes s’éleve en cagedans les climats tempérés. Sonchant est si agréable 8c si varié,qu'il en a reçu le nom de Poli-glotte, c’est-à-dire , d plusieurs lan-gues. II n’est pas plus difficile ànourrir que les autres oiseaux.
POLONGA. Ce magnifiqueSerpent de l’isle de Ceylan s’ap-privoise , devient familier, vit delait, d’oeuf 8c d’oifeaux, ne faitaucun mal. Ses dents font très-aiguës. Son regard est doux.
POLPOCH. Ce Serpent de laprovince de Jucatan tire son nomdu bruit effrayant qu’il fait enten-dre en sifflant. Sa tête & fa queuefont également nuisibles. Soitqu’il s’attache aux arbres, soitqu’il rampe à terre, il s’élancaavec toute la vivacité de l’Acon-tias fur les hommes qu’il apper-çoit de loin , ou qui viennent à farencontre. Sa morsure 8c fa pi-quure font des plus venimeuses.Un léger engourdissement danstout le corps est suivi d’une efpeced’ivresse. Les sens s’assoupislent.La chair pourrit & tombe. Les osfe dépouillent, jaunissent 6c con-tractent une odeur infecte quiattire les animaux carnaciers.
POLYPES d'eau douce. C’est de-puis peu que d’habiles Observa-teurs ont reconnu les caractères deranimai dans cet être, dont l’or-ganisation singulière paroîr avoir
été ignorée 4 í tout temps. Lette
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efpece d’infecte aquatique ne nagepoint. II s'attache fortement parfa queue gélatineuse contre lescorps fur lesquels il s’arrête. Sespetits bras déployés presentent laforme d’une fleur, sur-tcut dansle Polype à panache, lis lui serventà saisir les petits insectes, tels queles Monocles rouges, dont il estfriand. Son corps d’un bout à l’au-tre n’est qu’un canal si transpa-rent, qu’on voit le mouvementpéristallique de la digestion. S illui arrive par avidité d'avaler sesbras ou de manger le Polype fontvoisin, qui lui dispute un ver, illes dégorge sains Sc saufs. Le Po-lype avalé fort tout aussi entier 8eaussi vivant, que s’il n’avoit faitque changer de place. Le Polypemarche. Son mouvement progressifest si long, qu’en un jour il n’a-vance que de sept à huit poucestoujours en tournant fut lés bras,comme les enfants qui font laroue. On ne lui voit point d’yeux.Cependant il paroît chercher lalumière. On ne connoît entre eusaucune différence de sexe. Quel-
? |ues Naturalistes croient qu’ilsont ovipares ; mais ordinaire-ment leurs petits sortent tout for-més de la surface de leurs corps.11s restent quelque temps aprèsleur naissance comme implantésfur cêtte surface pat leur partieinférieure j 8c pendant que cespremiers enfants achevent de naî-tre , ils en font d’autres par lesmêmes voies, en forte que le pereest grand-pere , avant d’avoir en-fanté tout-à-fait ion premier-né.Ceux qui font bien nourris sentiesplus seconds. Ce que le pere man-ge profite aux enfants, 8c ce qu’undes enfants mange profite de mêmeà toute la famille. Tous prennentdans le même instant la couleurde l’aliment qu’un d’eUx digéré.Les enfants 8c petits-enfants feséparent de la souche commune,