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Manuel du naturaliste : ouvrage utile aux voyageurs, & / [Henri Gabriel, Duchesne ; Pierre Joseph Macquer]
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le côté, & se reposent sur leursailes. On fn.it grand cas de lachair de ces poiíìôns.

POIVRE.Onen distingue beau-coup d’cspeccs : le Poivre blanc 6cle noir, ne diffèrent gueres l'undc rautre. Ils croilTcnt dans lesIndes. On est obligé de les plan-ter au pied des arbres ou de sou-tenir leur tige trop foiblc avecdes bâtons. Le Poivre blanc ducommerce est autre chose que lePoivre noir humecté d’eau de lamer séché au soleil 6c dépouilléde son écorce. Le Poivre blanccn poudre est fait avec le Poivrenoir écorce. Le Poivrier noir fleu-rit deux fois fan 6c donne deuxrécoltes ; il vient fort bien debouture. Il se sait une grande con-sommation de ses graines. Le Poi-vre long est une autre forte dc Poi-vre dont la graine a presque legoût du Poivre commun. If arbrequi porte ce fruit, croît à la hau-teur de sept à huit pieds, dansle Bengale 6c les ifles de l’Amé-rique. Les Indiens boivent non-fculement l’infusion de ce Poi-vre, mais encore l’esprit ardentqu’ils en retirent par la fermen-tation. Le Poivre long noirfe nomme aussi grain de Zelim ,ou Poivre à'Eihiopie. Sa graine apeu de goût; fa gousse est plusacre , plus brûlante. U est rare enFrance. On en fait peu d’usage. LePoivre de Guinée , ou Corail desjardins , est un Poivre rouge quel’on cultive en France oii il croîtfort bien, sur-tout en Langue-doc. Il fleurit au mois d'Aout.Son fruit mûrit en automne. Sacapsule, d’une belle couleur rou-ge est d’une âcreté si brûlante,qu’clle enflamme la bouche. Unmorceau de cette gousse jettée surles charbons , répand une fuméequi porte au nez Sc fait éternuer.Les Indiens mangent 1c Poivretout ctud. Plus fort dans leur cli-

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mat que dans le nôtre, ils cn boi-vent la décoction comme un ra-tafiat. Ce fruit recueilli avant íâmaturité Sc macéré dans le vinai-gre , fe mange comme les CâpresSc les jeunes boutons de la Ca-pucine. II y a encore un autrePoivre de Guinée qu’on nommeausti Poivre des Negres 1 parce qu’ilsen font beaucoup usage pour f as-saisonnement des viandes. Les In-diens tirent parti de f arbre pourla peinture z son écorce fourni-roit un tan propre à corroyerles cuirs fans mauvaise odeur. LePoivre de la Jamaïque est du goûtdes Anglois. L’arbre qui le porteest une espece de Myrte à feuil-les de Laurier. Son bois est très-dur, croît lentement. Son fruitdonne par la distillation une huileodorante qui va au fond de seau.On fait dessécher au soleil lesbaies pour les transporter Sc lesvendre. Cet aromate , commetous les Poivres en général , relè-ve le goût des sauces, donne duressort à l’estomac Sc à la circu-lation du sang ; mais l’excès cnest nuisible. On donne le nomde Poivre sauvage à la semence deP Agnus castus.

POIVRETTE commune . Voy.Nielle.

POIVRIER du Pérou. VoyezMolle.

POIX minérale. Voyez Pissas-phalte.

Poix végétale. C’estle Goudron ;voyez ce mot.

ÍOKKLO. Cet oiseau est ungrand mangeur de poissons. 11 dé-vore en un seul repas ce que qua-tre hommes en mangeroíent. Lorsiqu’il est rassasié, il met lc restedans son sac. 11 n J a d’autrcsarmesque son bec, qui pince lans faireun grand mal. I! fait aussi la guerreaux Rats, qu’il avale tout entiers»Cest à la Côte d'or qu’on trouvecet oiseau. II n’est pas commun»POLIGALE,