4î4 PO R
mettant les vases de nouveau dansle four , mais a un moindre degréde feu. La Porcelaine , avant d’ê-tre enduite de fa couverte, n’apoint ce coup d’œil brillant. Elleressemble à de l’Albâtre. On enfait de petites statues charmantes,où l'on volt briller le goût desArtistes. On a fait à Florence,dans une manufacture de Porce-laines , des statues de cette ma-tière de demi nature, & modeléesd'apres les plus belles antiques.
Por.cei.ain z foffile. Cette iubs-tance argilleuse du genre des pier-res ollaires , est st tendre , qu’onpeut lui donner avec un couteautelle sot me que l’on désiré ; tra-vaillée au tour, on peut en fairediverses sortes d’onvrages. Expo-sée au feu , elle y acquiert unedureté si grande, qu’elle fait feuavec l’acier.
PORCELLANITE. Ce sontles Porcelaines folîìles.
PORPHYRE. Elpece de Jaspeou pierre dure, vitrescible. On eudistingue plusieurs variétés , tellesque la Brocatelle , le Granit rouge ,le Porphyre verd , &c. Ce dernierse trouve en Sibérie Lc en Auver-gne. II est difficile de travailler lePorphyre. On volt dans la galeriede Versailles & dans les Cabinetsdes Curieux des ouvrages & mor-ceaux de Porphyre antiques très-estimés. Cette matière est regar-dée comme indestructible.
PORPHYRION. Cet oiseauaquatique > farouche , se rencon-tre fréquemment à Comagene,vit de poissons, porte fa nourri-ture à son bec avec fa patte, latrempe de temps en temps dansl’eau, semble mordre l'eau quandil boit. Les anciens en décoroientleurs temples Sc leurs palais.
PORPITE, Sorte de fongitesçn forme de bouton ou de mon-jioie, Souvent on en trouve plu-sieurs attachéçs ses tines fur lesî titres.
POR
PORREAU. Cette plante po-tagère pasle pour être diurétique& emmenagogue. Este fleurit enJuillet. Sa graine mûre en Août,peut fe conserver pendant troisans. Le soc du Porreau injectédans l’oreille, est bon, dit-on,dans les bruissements. II fait aussi;suppurer les ulcérés & les plaies.
PORTE-croix. V. Criocere-
Porte -drapeau. Poisson des In-des toujours suivi d'autres pois-sons plus petits que lui. II est sifamilier , qn’il vient manger dansla main. II fe laisse prendre. Sachair est de mauvais goût ; maisses couleurs sont si belles, qu’onle conserve dans les cabinets parcuriosité.
Porte - lanterne. La forme deleur trompe les fait regarder com-me des procigales. Ces insectesse trouvent en Amérique. Leurtête est lumineuse , d'où leur estvenu leur nom. C’étoit la seulebougie de Mademoiselle Mérianlorsqu’elle peignoir des insectesà Surinam. Le voyageur pour con-duire ses pas pendant l'obseuritéde la nuit, en attache un à cha-que orteille du pied, & en porteun autre à la main. Cet insectelorsqu’il est pris, peut vivre i sjours , ou un peu plus. Tant qn’ilse porte bien, il est très-lumi-neux. Lorsqu’il commence à lan-guir, sa lumière s’affoiblit. Aquel usage la sage nature les a-t-ellç pourvu d’un flambeau lu-mineux S Cette lumière placéesur le devant de la tête, paroîtplutôt propre à les éblouir qu’àles éclairer. Comme lis se nour-rissent de Cousins & de Mouche-rons, peut-être cette lueur sert-elle à les attirer comme la lu-mière attire les insectes. II y aaussi d’autres insectes lumineuxconnus fous le nom de Cucuja ,ou Cocojus. Le Pere du Tertre;dit qu’il semble voir de petite».