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Manuel du naturaliste : ouvrage utile aux voyageurs, & / [Henri Gabriel, Duchesne ; Pierre Joseph Macquer]
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«toiles voler dans la campagne.On peut s'en servir comme duPorte-lanterne pour éclairer dansJes voyages. La chasse de ces in-sectes etì assez íìngulicre. Onmonte vers la pointe du jour surune hauteur: on agite un tisonallumé en pirouettant. Les Cucu-jus viennent en volant pour sesaisir des Cousins & petits in-sectes que l’édat de cette lumièreattire. On les fait tomber avecdes branches d’arbrcs & on s’ensaisit Mis en liberté dans la cham-bre pendant la nuit, ils veillentà votre repos en dévorant les Cou-sins , ces ennemis cruels du som-meil. Que l’on se frotte le vi-sage avec l’humidité provenantdes parties lumineuses de ce pe-tit phosphore vivant, on est toutresplendissant de lumière.

Porte -miroir. Ce brillant Pa-pillon de Surinam sort d’ttne Che-nille qui vit sur le Citronnier.

Porte -plumet. Espece de néritefluviatile des plus singulières &des plus jolies. Elle est communedans la riviere des Gobclins 8cles étangs aux environs de Paris.Outre ses deux tentacules, onen voir un troisième plus long& plus fin qui fort latéralementde la tête. De plus, on remarquefur le côté droit de la tête ungrand pannache plus long queles tentacules, orné des deux cô-tés de barbes ondées. Ce panna-che s’étcnd 8c se resserre. Ce sontles branchies de l’animal qui luiservent comme dans les poissonsà respirer.

Porte -queue. Espece de Papil-lon ainsi nommé à cause des den-telures saillantes de leurs ailes. Onles distingue en deux classes, lesgrands Porte-queues 8c les petitsPorte-queues. Ceux-ci viennentd'une espece de Chenille qu’onnomme Chenille Cloporte; voyezce mot.

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POTÉE d’Emeril, V. Emeril.

Potée d'Etain. Voyez Etain.

Potée de Montagne. V. Ochre.

POTURON. On cultive cetteplante dans les jardins fruitiers 8cles marais. Ceux qui les aimenten font des potages 8c des beignets.

POU. Cet insecte est sans aile ,hermaphrodite, ovipare, s’attacheàl’homme, aux quadrupèdes, auxoiseaux , aux poissons, aux végé-taux , ôcc. II y en a de différentesespeces.

Pou de l'homme. Les enfantsen ont beaucoup à la tête. LesNautonniers, les soldats , les vieil-lards , sur-tout ceux qui sont très-mal-propres 8c qui 11 ’ont pas lesmoyens de changer de linge, yfont fors sujets. Ces sortes dePoux pondent leurs œufs ou len-tes dans les cheveux , se logentaussi dans les habits de laines,changent plusieurs fois de peauavant d’engendrer, pullulent pro-digieusement en peu de tempsdans les lieux chauds 8c humi-des, sucent le sang après avoirpercé la peau avec leur trompeaiguë; d oit naissent des pustules,ensuite la gale 8c quelquefois la tei-gne. Inobservation microscopiquede cet animal transparent est très-curieuse. Sa forme est monstrueu-se 8c dégoûtante. Son procédé peuts’observer sur le dos de la main,après avoir un peu frotté la peau.L’avidité d’un Pou affamé se faitsur-tout remarquer d’une maniéréeffrayante. On voit passer dansl’œfophage de l’animal un fleuvede sang avec toute la rapidité d’untorrent. Les lentes ne font pasmoins curieuses. Lc Pou en sorttout formé, 8c tel qu’il fera tou-te fa vie. La maladie pédiculaircest quelquefois mortelle. Ce futla troisième plaie dont Dieu frap-pa l’Egypte avant le passage dc lamer rouge. La poudre de staphi-saigre, le tabac, lc soufre , ìe vi-