P RA
Poussol en Italie, où elle setrouve mêlée avec de la chaux.C’cst un excellent mortier donton cimente les pierres dans lesédifices qui le fabriquent au fonddc Peau.
P R/£ FE R f C U L U M. Les anti-quaires ne font point d’accord furla forme Sc lur l’uíage de ce vase.Ilparoît que leurs foi mes varioientsuivant les Dieux auxqucls on sa-crifíoit. Ces vases, à ce qu’il pa-roît, étoient destinés à recevoirla liqueur avec laquelle on fai-foit les libations.
PRASE, mere , ou racine d’E-meraude. Cette pierre qui vientdes deux Indes Sc de Boheme ,est fur-tout commune en Auver-gne & dans le Bourbonnois. On endistingue plusieurs efpeccs toutesluisantes, mais peu estimées desLapidaires, qui la regardent com-me une émeraude imparfaite.
PRELE, ou queue de Cheval.Nom d’une plante dont on dis-tingue deux especes, la grande& la petite. Sa forme en est cu-rieuse , lorsqu’elle est garnie defes filets qui présentent aster bienl’idée d’une queue de Cheval. Lapoussière fécondante de ses éta-mines font aussi garnies de quatrepetits filets couchés fur le globule& qui ne se développent pas d’a-bord. Mette^ ces poussières dansseau, ou exp<ofcz-les à rhumidiré,puis à la sécheresse ou à la cha-leur, îcs petits filets détendentavec élasticité. Les poussières sau-tent Sc retombent sur les filets,de maniéré qu’on croiroit voirautant de petites Araignées. Onattribue à cette plante une vertuastringente pour arrêter le sang6c la dysenterie. Ses sommités enToscane se mangent comme desasperges. Les Tourneurs se ser-vent des tuyaux cannelés 6c striésde la Prèle pour polir leurs ou-vrages. Quelques Doreurs les em-
P R I 431
ploient aussi à adoucir le blancqu’iis couchent fur l’or. On trouvequelquefois dans le sein de la terrede la Prele fossile.
PRIAPE de mer. Cette especedc zoòphyte tire son nom de saforme. On le volt sur le bord desmers. Il marche en serpentant,•est susceptible de s’allonger, des'enfier 6c de se raccourcir com-me les Sang - sues. Lorfqu’ii estramassé, fa peau devient si dure,qu’à peine peut-on la percer. Ila deux especes de trompes, à l'ai-de dcsquelles il adhéré avec uneforce singulière aux pierres. Satête est garnie d’une multi-tude de petits suçoirs capillai-res j ils lui fervent à approcher s»proie. Sa bouche est garnie de pe-tites dents. Il se nourrit de co-quillages même assez gros. II lesavale tout entiers. L’on prétendqu’il lance l’eau comme le Jet-d’eau marin. Dès qu’il est mort,il devient flasque.
PRIAPOLITHES. Ces pierresainsi nommées à cause de leurforme cylindrique, sont compo-sées de plusieurs couches tenaces& parallèles. L’interieur du tuyauest une cristallisation spatheuse.Est - ce un belemnite , une sta-lactite, une pyrite, ou une pétri-fication du coquillage vivant ap-pelle Prìape de mer ì On n'est pasencore bien instruit fur son ori-gine j voyez Plysterolithes .
PRIMEVERE, Primerole ,Braies de cocu , fleur de Coucou , herbed la Paralysie . Les prés, les bois,les champs, le bord des ruisseauxfont au retour du printemps dé-corés par les fleurs de cette plante.On en distingue de simples, dedoubles, dc sauvages, de culti-vées, de blanches, de violettes,de jaunes , Lcc. Sa racine aroma-tique chasse les vapeurs & la mi-graine. L’infusion ou l’eau dis-tillée de sc § fleurs odorantes, çJL