Buch 
Manuel du naturaliste : ouvrage utile aux voyageurs, & / [Henri Gabriel, Duchesne ; Pierre Joseph Macquer]
Entstehung
Seite
430
JPEG-Download
 

43° POU

qu'une variété de couleur. Le suc6c seau distillée du Pourpier fontvermifuges, ccphaliques 6c né-phrétiques. Lesfeuillcsde la plan-te, malgré fa fraîcheur, raffer-missent les dents gâtées par la mas-tication des fruits verds.

Pour-pier de mer. Les Anglois6c les Hollandois font macérerles feuilles 6c les jeunes poussesdans du vinaigre , 6c les mangenten salade au lieu de Câpres Òcde Capucine. On n’en fait au-cun usage en France.

POURPRE. On a donné cenom à une famille de coquillesunivalves. Leur caractère est Ra-voir une queue creusée en gou-tiere, plus ou moins longue, tan-tôt large , courte 6c reeourbee ;tantôt droite , longue 6c étroite.Leur bouche est petite 6c ptcsqueronde. Celles qui font plus re-cherchées des curieux font la Be-cajse épineuse & non épineuse , laBrûlée , la M issue d* Hercule , la Chi-corée , le Cheval de frise , ou laCkaujfe-trape. L’analogue vivantdes coquilles de cette famille estle même que celui des Buccins& des Murex. II porte à Pcxtrê-mité de fa tête une trompe à Paidede laquelle il pompe Peau de lamer ôc fouille le limon. Cettetrompe armée de dents, lui sertauu! de vilebrequin pour percerles coquillages 6c s'en nourrir. Lestrous régulièrement faits qu'onapperçoit fur différentes coquilles,font l’ouvrage des Pourpres, Buc-cins 6c Murex. L’opercule de lacoquille tient à la plaque char-nue fur laquelle il rampe de ma-nière qu’il ouvre 6c ferme fa portequand bon lui fembie. C’est dansun petit vaisseau à côte du collierde Panimat qu'est le réservoir decette liqueur fi précieuse pourla teinture. Chaque animal n’cnfournir pas plus 'Pane goutte. IIfaut la recueillir avec célérité j au-

POU

trement Pnnimal la rejette ou la'consomme intérieurement. Cetteliqueur passe nécessairement pardiverses couleurs. D'abord elleparolt blanche, ensuite verte,puis d’une belle couleur purpu-rine. II falloir prodigieusementde ces animaux pour teindre uneétoffe. Les Indiens dans PAmé-rique Septentrionale teignent en-core des étoffes de la plus bellecouleur avec de petits Murex.C*étoit avec cette liqueur de Pour-pre que les Empereurs íìgnoientleurs Edits. Quiconque oioit feservir de cette encre, étoit cou-pable de leze-majesté. La décou-verte de cette magnifique tein-ture est due au hazard. Un Chienayant mangé de ces coquillages,eut le tout de la gueule colorédu rouge le plus vif 6c le plusbeau. Les Buccins, les Murex 6cles Pourpres nc font pas les seulsanimaux qui nous fournissent lesbelles couleurs rouges. Indépen-damment de la Cochenille, M.de Rcaumut a trouvé fur les cô-tes du Poitou dans les fables desgrains ovales; écrasés fut la toile,ils ont donné une liqueur blan-che qui fucceílìvement est deve-nue jaune, verdâtre, verte, vio-lette 6c pourpre, mais au grandair 6c au soleil ò car ce Natura-liste a éprouvé que la toile ren-fermée dans un appartement, neprend pas de couleur,

POUSSEPIEDS.On trouve cescoquillages muitivalves fur lescôtes de Normandie & de Breta-gne. Ils vivent en fociete , for-ment des grouppes en masses Rat-tachent par paquets aux rochersfous Peau. On les découvre cnbasse marée. La chair du Poussc-pieds naturellement blanche , maisrouge lorfqu’elle est cuite, passepour un mets délicat.

POZXOL ANE. Efpece de terrerougeâtre qui tire son nom de