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plante croît, ainíî que les petitesespeces, dans les forêts 8c boistaillis. L’une ôc l’autre font vul-néraires 8c adoucissantes : ellestirent leur nom de leur ressem-blance avec le poumon. On ap-pelle aussi Pulmonaire des Fran-çois, une espece d’Hieracium, ouherbe à l’Epervier qui croît surles murailles 8c qu'on emploiedans les bouillons au mou deVeau pour les crachements sales& purulents.
Pulmonaire de Chêne. C’estune plante parasite que l’on trouvefréquemment fur les troncs dessapins, des Hêtres, des Chênes,Lee. même fur les rochers à som-bre. Elle ressemble à un poumondesséché. Son goût est stiptique.Sa vertu astringente convient dansles plaies, hémorragies. Inexpé-rience faite par des Bergers 8cdes Maréchaux fur les bestiaux,a fait connoître les bonnes qua-lités pour la toux invétérée 8c lesdifficultés de respirer.
PULPO. Cet insecte est regar-dé , à cause de sa forme 8c deson immobilité, comme un zoo-phyte. Rien ne ressemble plus àun bout de branche d’arbre. IIest connu particulièrement fur lescôtes de la Chine. Quelques Na-turalistes pensent que c'est la Sau-terelle aquatique connue sous lenom de Coquefigrue appellée Au-ires il ^irumago. En touchant lePulpo , l’on éprouve dans lamain un engourdissement qui n’apoint de fuite. Sa petite vessiecontient une liqueur noire propreà faire de l’encre.
PUMA, Lion du Pérou. Cet ani-mal n’a , ni la grandeur, ni latête, ni les crins, ni la couleurdu Lion d’Afrique. 11 monte fur)es arbres. 8c rien n’annoncc enlui la fierté , la majesté 8c le ca-ractère du I.ion.
PUNAISE. Ce genre d’insccte
PUN
est très - nombreux. II n’y en apas de plus incommode que laPunaise domestique. Cet infectenocturne blesse les yeux par saforme plate , hideuse 8c dégoû-tante , porte l’infection par-routoù il passe , se plaît à enlever àl’homme les douceurs du repos ,à le tourmenter, à le déchirer,à s’enivrer de son sang. C’est lefléau de l'orgueil 8c de la mol-lesse. Ennemie du jour 8c dc lalumière, ,’a Punaise n’excrce sonbrigandage sanguinaire que dansl’horreur des ténèbres. Cachéedans fa retraite obscure, elle at-tend, pour en sortir, le momentoù l’homme va se jetter dans lesbras du sommeil. La lumière s’c-teinr, le signal est donné. A pei-ne l’homme a-t-il étendu fur sonlit ses membres fatigués, les Pu-naises accourent avec précipita-tion , se laissent tomber des ri-deaux & du ciel du lit, profitentde la noire obscurité pour piller,butiner, ravager 8c livrer uneguerre sanglante; plus elles ontjeûné, plus elles font redoutables.La peau la plus tendre est cellequ’elies dévorent de préférence.Heureux font ceux dont la peaun’est pas de leur goût. Elles par-courent les différentes parties ducorps , fondent le terrein, fontchoix des meilleurs morceaux,enfoncent leur trompe cruelle pourpuiser à longs traits le sang dontelles font avides. 11 en coule pourles écraser. L’odorat est affecté ,les sens frappés, le cœur soulevé.L’infection qui suit toujours untel meurtre , leur assure souventl’impunité , 8c l’homme est quel-quefois obligé, malgré lui, d'é-pargner l’objet de son exécration.Les Chinois, moins dégoûtés quenous, aiment l’odeur de cet insecte.L'on a cherché à découvrit l instinct qui guidott la Punaise 8cU sens par lequel elle étoit aver-