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Manuel du naturaliste : ouvrage utile aux voyageurs, & / [Henri Gabriel, Duchesne ; Pierre Joseph Macquer]
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tic de la présence de l’homme.Dans une chambre ou il n’y avoiraucun meuble , on suspendit unlit, St l'on mit sur le plancherune Punaise, qui conduite, sansdoute par l’odorat, a gagné leplafond en ligne directe , Sc s’estlaisse tomber fur le visage de l’ob-servatcur. Cette engeance fl fé-conde pour le malheur du genrehumain, périt l’hiver, après avoirdéposé les œufs <jui s’ouvrent auxapproches de l’eté. Ce qui con-tribue beaucoup à les multiplier,est la mal-propreté. Les Punaisésse plaisent singulièrement dansles vieux bâtiments, les vieuxbois , sur-tout le bois de Sapin ,les vieilles paillasses, les matc-lats & les draps non renouvelles jles vieilles murailles enduites deplâtre ; les lieux secs exposés aumidi. On en est rarement incom-modé à la campagne. Elles pré-fèrent la peau tendre, fraîche Scdélicate des citadins. L’envie dedétruire cet animal persécuteur asouvent exercé les efforts de l’in-dustrie humaine. Les fumigations,les huiles, les onguents Sc au-tres recettes qu’il lèroit long dedécrire, ont été tentés ; mais ilne patoît pas qu’on ait découvertun véritable secret pour la des-truction d'un ennemi fl incom-mode. La propreté,les claies d'o-zier jointes à quelques fumiga-tions de pois, de tabac, de poi-vre du Brésil Sc des plantes for-tement odorantes répétées sou-vent, la décoction de Renoncu-les semblent les faire difparoître,ce font jusqu'à présent les moyensles plus faciles que l'on puisseemployer pour acheter pour quel-que temps le repos & la tran-quillité. Les Punaises font man-gées pat les Araignées. Élies semangent aussi les unes les autres.Çp tjui a fait croire qu’oq trou-rcroit peut-être parmi les Punai-

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ses des champs quelqu’espece quidélivreroit les citadins des Pu-naises de la ville. La larve de laPunaise mouche fait volontiersson repas de notre Punaise deslits. La Punaise des bois n'est pasmoins sanguinaire 8c vorace quela Punaise domestique. Elie at-taque les Chenilles, les Mou-ches , même les Coléoptères. Satrompe est très-aiguë. Celle desjardins est plus paisible. Elles secontentent de vivre de plantes& de racines, ne perdent riende leur agilité pendant leur mé-tamorphose, -.'accouplent de dif-férentes maniérés : tantôt le mâlemonte fur la femelle, tantôt, Scle plus souvent, ils se tiennentpar leurs parties postérieures, Scmarchent dans cet état fans sequitter. Les œufs déposés par lafemelle fur les plantes, font très-curicux à observer à la loupe.

Punaise aiguille.\ T .Punaisetipule.

Punaise à avirons. On distin-gue la grande Sc la petite espece.Elle nage toujours furie dos. Sespattes de derriere lui servent d’a-virons. Ses mouvements font- vifs.Elle s’enfonce lorsqu’on veut laprendre , Sc remonte à la surfacede l’eau. L’on doit la saisir avecprécaution. Sa trompe est fort pi-quante. Elle se replie sous le ven-tre entre les premières jambes.

Punaise mouche. Elle vole très-bien , vient quelquefois dans lesmaisons , pince aslèz fort, u’a demauvaise odeur que lorsqu’on laserre entre les doigts. Son corce-let fait alors un petit bruit oc-casionné par le frottement. Salarve , ordinairement couverted’ordure Sc de poussière, vit d'in-scctes, fait la guerre à nos Pu-naises domestiques. Avec le boutd’une plume, il est aisé de fairetomber la petite motte de terrequi la couvre.

Punaise tipule , ou Naïade. CçtE e j