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neiges & des précipices affreuxqui doivent faire craindre de quit-ter les chemins battus & indiqués.Les Lapons voyagent assez sou-vent pat caravannes, pour troquerles peaux & les poissons. Ils nemanquent pas de suivre un à unle chemin tracé ; le premier traî-neau est tiré par un Lapon. Ilsreposent de temps en temps leursRhennes , fe mettent en cercle ,font leurs repas Sc donnent à leursbêtes de la mousse mêlée de neige& de glace , aSn qu'clles trouventà boire & à manger dans cettenourriture. Au renouvellementdes faisons , les Rhennes perdentleur grande vivacité, maigrissent,leur bois ressemble à des os calci-nés. A peine ont-ils la force detraîner à cent pas le pulka. Outrecette maladie périodique , ils fontsujets au printemps à une efpecede vêts qui s’engendrent dans leurdos. II provient d'un oeuf déposépar une efpece d 'Oestre. La peaud’une Rhcnne tuée dans cette sai-son., est perforée d‘un millier detrous. Cet Oestre est un ennemi■redoutable pour les Rhennes. Ellescil font quelquefois tellement in-commodées, que leur corps, &principalement leur bois, est toutcn sang. Un seul Oestre allarmedes troupeaux de Rhennes qui,tout à la fois , ouvrent les yeux ,levent la tête, soufflent des na-zeaux, dressent les'oreilles, frap-pent des pieds, fe . battent lesflancs de la queuf, suspendent cemanege & le recommencent unmoment après, lorsqu’ils fontmenacés pat l’Oestre. Les Laponsne trouvent pas d’autre secret pourchasser ces infectes incommodes& cn délivrer leurs troupeaux,que de procurer, en brûlant de1’Ag.ìïic , du Pin Se du Sapin , uneépaisse fumée autour & dans leurcabane. Cette fumigation endortles Rhennes. (V. au mot Orjlrt
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un autre rcmede indiqué contrecet infecte. ) Par instinct, ces ani-maux veulent toujours aller con-tre le veut, pour fe soustraire àla poursuite des infectes; maisalors emportés, comme nos Mou-tons dans les grands vents, parune efpece de vertige, ils cou-rent, sautent, passent la journéefans manger & s’égarent facile-ment. Auliì les Pâtres & lesChicnsne leur laissent pas faire leur vo-lonté. Indépendamment de futi-lité que les Lapons retirent desRhennes pour porter des fardeaux& les traîner en voyage, les fe-melles leur fournissent une foispar jour du lait gras, épais, nour-rissant , meilleur lorfqu’ellcs ontdes petits. Le ces petits, les unsfont châtrés & dressés au travail.On en conserve très-peu pour lamultiplication de l’efpece, parccque ceux qui ne font pas coupés,font plus indociles , fur-tout si lafemelle domestique a été couvertepar une Rhenne sauvage. Cetanimal qui, au bout de quatreans, a pris fa croissance, ne vitguere que treize ans. Les Laponslé nourrissent de fa chair excel-lente en automne. Us préfèrentcelle des Rhennes stériles. Sonpoil roux & frisé lorsque ranimaiest jeune, brun lorsqu’il est vieux,est une très-bonne fourrure. LesFinnoises fe font des pellisses avecles jeunes fourrures. Les vête-ments connus fous le nom deLapp mudes , dont le poil fe porteen dehors, font des dépouillés deRhennes. On fait avec la peaude vieille Rhenne des vestes Scceinturons , gants & autres meu-bles très-propres Sc très-commo-des. Ses nerfs 5c ses boyaux fontauslì d’ufage : on en fabrique desfils. Son bois appartient ausLieux. Rien n’est perdu, toutest utile : & c’est ainsi que dansles différents climats, la natairq