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ROSIER. Arbuste épineux donton distingue deux especcs : le sau-vage , plus connu loirs le nom4' Eglanáer ; voyez ce mot, & leRosier cultivé. Ce dernier est con-nu par la fleur dont l’éclat est sttendre, la beauté st fraîche, Co-deur si douce, qu’onrappelle avecraison la Reine des fleurs. L’artsemble avoir épuise' sur cet arbristseau les richesses de la nature.Les variétés que la culture en aobtenues font à l’infini. Roses mi-gnonnes , Roses panachées , Roses àfleurs doubles, Roses cannelles , Ro-ses muscades, &c. On va jufqu’àfaire produire au même arbre , parla greffe , plusieurs de ces varié-tés. Le Rosier commun à fleursrouges enté fur le Houx, pro-duit des Roses vertes. Indépen-damment des variétés acciden-telles des couleurs, la greffe &fa culture obtiennent aussi des pro-priétés différentes. Parmi les Rô-les les unes sont purgatives, d’au-tres astringentes, d’autres vulné-raires. Celles qu’on emploie leplus fréquemment en médecine,font la Rose commune, la Rosejaune, la Rose de Provins , la Ro-se muscade. Cette derniere pluspurgative que les autres, vientdes pays chauds, & demande àêtre administrée avec prudence.Miel, sirops, pommade, onguent,conserve, eau distillée, la Roseentre dans nombre de prépara-tions pharmaceutiques. Aussi luia-t-on donné le titre de Pana-cée , à cause de l’éteudue de sesVertus médicales.
ROSIERE. Voyez Rosse.
ROSMARE. Voyez Vache
marine.
ROSSE. Petit poisson d’eaudouce du genre des Carpes très-commun eu Suede. On ait qu’itfraie quand le Souci commenceà fleurir. Sa chair est bonne quoi-qu’un peu aanerc.
ROS
ROSSIGNOL franc. Cet oi-seau naturellement timide, fa-rouche & solitaire, est très-sen-sible au froid, craint les Serpents ,fuit la société, vit d’inscíies &d’Araignces, remue la queue parhabitude, peut-être par timidité,fe plait dans les lieux écartés ôcpaisibles, a pour fa femelle lespetits foins du galant le plus as-sidu & la complaisance d’un marifidele , veille à l'éducation de setpetits, leur apprend à chanter,6c trouve en eux des élèves do-ciles. II n’y a que le mâle quichante. On le reconnoît aux bar-bes noires de deux ou trois plu-mes de l’aile. La femelle est muet-te , fait son nid près de terre,au pied d'une haie , d’une char-mille , dans des Ifs, des brossail-les, avec des feuilles de Chênefeches artistement rangées, maisfans liaison entr’elles. Le moin-dre mouvement fait écrouler leberceau de la petite famille. Ellepond ici deux fois par an, qua-tre fois dans les climats chauds:cinq œufs, plus de mâles que defemelles, font le fruit de sesamours. Le Rossignol chantepresque toute Vannée; mais ja-mais son ramage n’est plus agréa-ble qu’au retour du printemps.Ses accents animés par l’amour,annoncent la sensibilité de soname. Le silence des bois solitai-res, le calme de la nuit, l’échodes environs, tout favorise favoix mélodieuse. II semble s’écou-ter lui-mème , déploie son chant,varie ses modulations. La souplessede son gosier se prête ì tout. Dugoût, de la finesse, du léger, dutendre, du languissant, du badin ,des cadences perlées, des sonsfilés, moelleux, pleins d’expres-sions ; c’est avec raison qu’on luidonne le titre glorieux de chan-tre de la nature. C’est grand dom-mage qu’il foi k difficile à appri-