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Manuel du naturaliste : ouvrage utile aux voyageurs, & / [Henri Gabriel, Duchesne ; Pierre Joseph Macquer]
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le dos. Lorsque ce toit ou para-sol est trop dur, le Ver s’en dé-pouille & se donne un habit neufplus frais. Quinze jours pâliesfous ce manteau sale Si dégoû-tant, il devient un peu plus pro-pre, plus agile, descend à terre,s‘y loge fie subit sa métamorphose.Voyez Criocere.

Ver. des intestins des Chevaux,Voyez Oestre .

Ver. luisant. Dans les nuitsd’été fie d automne, l’on apper-çoit dans l’herbe fie fur la terrefraîche ces petits phosphores vi-vants. Leut éclat lumineux dé-pend, à ce qu'il paroît, d’uneliqueur située à l’extrémìté posté-rieure de l’insecte. Lorsqu'il s’a-gite fie qu’il est en mouvement,la lumière est plus vive, plusbrillante fie d’un plus beau verd.Il la fait difparoître à volonté,soit en se roulant, soit en se con-tractant. La preuve que cette lu-mière dépend d’une matière phos-phorique, c’est qu’on peur écra-ser l'animal, fie quoique mort fiebrisé, il reste sur la main unesubstance lumineuse qui ne perdson éclat que lorsqu’clle vient àse dessécher. On a pensé que cettelumiete servoit de signal amou-reux aux mâles qui voltigent dansles airs. Mais ce phare qui con-duit le mâle au lieu ou est fa fe-melle, n’est pas toujours allumé.Les nouvelles observations de M.Géet obligent de quitter cetteidée de galanterie. 11 a reconnu<]ue ces Vers jouissent de cet éclatlumineux dans leur état d’enfance& dans celui de nymphe, tempsoù ils ne pourroient se livrer auxapproches des mâles. Reste à dé-couvrir de quel usage est pour cesinsectes cet ceint phosphorique.

Ver Macaque , ou Ver Singe.Voyez Ver de Guinée.

Ver maria. Ces sortes de Vers.Jubitent le fable, s'y construisent

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des tuyaux friables avcc Ics gráinsde fable Le les coquillages broyés,les unissent à l'aide d’une glu ,dont les a pourvus la nature. Leurtête plus large que leur corps,est l’instrument dont ils se ferventpour donner la forme à leur do-micile. Celle de quelques-uns estgarnie de petits poils. Ils leurfervent à lutter le terrein. On vaà la chasse de ces Vers, lorsquela maree est retirée. On les em-ploie pour garnir les hameçons.Les Vers noirs font plus gros &plus estimés pouf la pêche queles rouges. Lorsque la mer fcretire, on voit dans certains en-droits les fables tout criblés deccs trous de Vers.

Vers mineurs de feuilles. VoyezMineurs.

Ver de la mouche sífilt. VoyezAsile.

Ver palmiste. "Une efpece deCharanfon noir très-commun auxAntilles, dépose fes œufs dansla moelle des Palmiers abattus.Les Vers palmistes y naissent,s'y nourrissent, passent à l’etat dechrysalide. C’est alors une pe-lotte de graisse. On les noie dansdu jus de Citron. On les fait rô-tir au feu, cn les enfilant dansune petite brochette de bois. Cettegraisse répand une odeur déli-cieuse. Elle flatte 2c invite d'ygoûter. Mais leur figure modéréun peu la friandise de ceux quin’en ont pas encore mangé. C’estun mets estimé des plus délicatsà la Martinique 2c à la Grenade.11 a été fort vanté des Anciens.La peau de ces Vers est mince,croquante. Elle renferme un pe-loton d’une graisse plus fine quecelle d’un Chapon.

Vers pctrijìés . Voyez Helmin-tolitïs.

Vers polypes. Ils donnent nais-sance aux Tipules culiciformcs.Voyez Tìpulbs.