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Manuel du naturaliste : ouvrage utile aux voyageurs, & / [Henri Gabriel, Duchesne ; Pierre Joseph Macquer]
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Ver. à queue de Rat. II sc plaîtdans les eaux puantes, bourbeu-ses & croupies, dans les cloaques& dans les latrines. Inorganisa-tion de cet animal dégoûtant estassez curieuse. Les quatorze ma-melons de son ventre lui serventde jambes. Point de stigmate.Pour respirer, il éleve à la sur-face de l’eau sa queue à deuxtuyaux, qui rentrent l’un dansl’autre comme ceux des lunettesd’approclte. Cette queue de septà huit lignes en apparence , peutse prolonger 'de quatre à cinqpouces , suivant que la surface dePeau est plus élevée. Tel est levéhicule méchnnique de Pair dansles intestins de ce V er sordide.■Pour subir sa métamorphose, ilsort de Peau, se cache en terre.Sa longue queue se raccourcit.Sa peau se durcit, forme sa coque«sur laquelle on remarque quatrepetites cornes qui répondent auxquatre stigmates du corcelet dela Mouche future. C’est par cesorganes que la nymphe respire.Au bout de huit ou dix jours, laMouche fait sauter la partie su-périeure de fa coque dont la ca-lotte se divise en deux pieces,prend son essor, s’accouple &va déposer ses oeufs près des ma-tières liquides & saies, qui doi-vent servir de nourriture à fapostérité.

Vers rongeurs de digues , de vais-seaux , ou Tarets. Le moindreinsecte, lorsqu’il se multiplie àun certain point, peut devenirpour l’homme un fléau des plusredoutables. Ces Vers rongeursdonnerent en 1751 & 1751 laplus grande allarme aux Hollan-dois. Ils rougeoient les diguesde la Zélande, Sc s'ils eussent con-tinué à multiplier dans la mêmeprogression, ils l’auroient criblée.Les eaux de la mer auroient rom-pu les digues Sc inondé une dc

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leurs plus belles Provinces. Oncroit que ces nouveaux ennemisont été amenés des Antilles, furdes vaisseaux qui en avoiert étéattaqués dans ces mers. On envoit aussi au Sénégal. Ils habitentdans les racines de Mangliers.Leur tête est armée de deux es-paces de coquilles. Elles peuventjouer séparément & indépendam-ment l’une de l'autre. Ce sort des'vilebrequins acérés avec lesquelsils percent le bois. Ils viventdans l’eau, s’y multiplient, dé-posent leurs œufs fur les vais-seaux. Les Vers s’introduisentdans le bois, sondent avec quatrepetits crochets qui font a leurtête, le terrein le plus facile àpercer, en suivent le fil, mar-chent toujours en ligne droite,se mettent ains à l’abri de Pair ,

? [U’ils redoutent, vivent en touteécurité , soit du bois qu’ils ron-gent , soit de l’eau qu’ils aspirent.Ce font des mineurs intrépides.Ils se creusent dans les bois desroutes ténébreuses. S’ils viennentà se rencontrer, aucun d’eux nerecule. II en conte la vie à l’un8 c l’autre champion. Leurs armess’cmoussent, se brisent; ou ils lepercent tous deux , ou ils restentemprisonnés, n’ayant plus depioches pour fe former de nou-veaux chemins. Pour garantir lesvaisseaux de Patraque de ces Vers,on les revêt extérieurement d’unccouche faite de bourre de Vache& de verre pilés. On appliquedessus un nouveau bordage dcplanches. On les attache avecquantité de clous à large tête.Ces Vers rencontrent alors pres-que par-tout des obstacles invin-cibles. Les Vers appellés Pin-ceaux de mer, s’attachent atlssi auxbordages des vaisseaux ; voyezce mot.

Ver. rouge. Voyez Clairon.Ver de saumure. On lc vtstt