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J'extrait. On lc conserve dans desbouteilles bouchées avecdel’hui-le. Aa moment ou l'on veut faireéclorre les Vers Sc anticiper furle développement des arbres, onfait tremper dans cet extrait lesfeuilles desséchées. Elles repren-nent une belle couleur verte. Onles essuie. Elles fournissent auxjeunes Vers une nourriture faine,en attendant les jeunes feuillesdu printemps. Quelques person-nes entretiennent la chambre oùils font éclorre leurs Vers, à latempérature de 18 degrés du ther-momètre de M. de Réaumur.Ceux que l’on fait éclorre au 14cLc 1 se degrés, font cependant plusvigoureux, Sc donnent une foieplus forte, plus belle. Ea beautédes foies dépend de la qualité desfeuilles de Mûrier. Celles du Mû-rier franc enté fut le Mûrierblanc , fournissent beaucoup plusde foie 8c d’une qualité supé-rieure. Ici, l’industrie met a pro-fit , avec un art étonnant, les donsde la nature, & l’on volt repa-roître la foie fous une multitudede formes différentes plus élégan-tes les unes que les autres , 8cnuancée de mille couleurs diver-ses.
Ver solitaire. Voyez Tcenir.
Ver stercoraire. Voyez Mou-lut merdivore.
V e r. sublingual. Cet infectes’attache fous la langue des Chiens,leur occalìonne une faim, unemaigreur extraordinaire. On lesguérit en enlevant ce Ver avecune aiguille. Dans le Rouflillon,les Chiens couchants Sc de ber-gers y font assez sujets.
Ver. de terre. Cet infecte ram-pant que l’on foule aux pieds, oufur lequel on jette un regard demépris Sc de dédain , jouit cepen-dant, comme tous les êtres créés,de la vie, du mouvement, de lasensation Sc de toutes les facultés
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animales. Sa marche sinueuse estfacilitée pat les inégalités de fortcorps > armé de petits poils roides& pointus. Lorfqu’il veut s’insi-nucr dans la terre, il transsuílode son corps une liqueur vis-queuse qui l’aide à fe glisser. Sanourriture consiste dans un peude terre qu’il digéré. Le superfluest rejette par la voie des excré-ments , fous une forme vermicu-laire. Ce reptile innocent ne nuitjamais aux racines des végétaux.Les Vers de terre font herma-phrodites. Chez eux, les partiesde la génération font situées prèsdu collier. 11s s’accouplent furla terre. 'Rien 11’eft plus ordinaireque de la voir criblée de trous.On pense que ces trous font faitspar ces fortes de Vêts, qui vien-nent chercher des femelles à lasurface de la terre. Pendant l'ac-couplement , on les écralèroitplutôt que de les séparer. LesVers qui naissent de leurs œu&,ne subissent point de métamor-phose. Ils ne quittent la terrequ’après les grandes pluies, ou àrapproche des orages Sc dans lasaison des amours. La maniéréde les faite sortir est, ou d’atro-lèr la terre avec des insultons deplantes ametes, ou de trépigneravec les pieds. Le seul mouvementfait à la superficie du sol, les faitfuir, dans la crainte d’être surprispar la Taupe, leur ennemie re-doutable. C’est ainsi que les Pê-cheurs s’y prennent, pour garnitleur hameçon Sc leurs filets. Ilsont donné le nom d 'fichées ouLaicheí à ces Vers. Les goûts va-rient singulièrement chez les na-tions. Les Indiens font friandsde Vers 'de terre.
Ver. des tumeurs des bêtes à corne.Voyez Oestre.
Ver a tuyaux. C'est le mêmeque le Ver rongeur de digues^ voy.cc mot.