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Manuel du naturaliste : ouvrage utile aux voyageurs, & / [Henri Gabriel, Duchesne ; Pierre Joseph Macquer]
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Cette opération eiì des pins la-borieuses. Plusieurs y périssent.On dissipe leurs maladies en par-fumant la chambre avec les va-peurs de plantes aromatiques , ouen augmentant l’élasticité de Pairpar ia vapeur du vinaigre. Lors-que les Vers sont parvenus à leurdernier état d’accroissentcnt, iUprennent une couleur de chair.Inquiets, ils s’agitent. On lesplace alors fur un tabarinage. Cefont de petits berceaux en ar-cade faits avec des bruyères. Cha-cun cherche une place convena-ble. II y forme une tente à ré-seau. C’est la matière connuefous le nom de Fleuret, ou deF'iloselle. II se replie sur lui-mè-me, construit avec un art singu-lier le cocon , habitation douce êcsoyeuse. Tous les fils sont cou-chés en zig-zag. II les appliqueainsi les uns contre les autres enles poussant continuellement avecla tête, forme de la sorte jusqu’à£x couches de soie. Ces fils dé-ployés peuvent avoir sept à neufcents pieds de longueur. Ce pé-nible travail s'cxécute en deuxou trois jours. Quelques Versplus vigoureux & plus adroits n’yemploient que queltjues heures.A l’abri des intempéries de Pair& de tout ennemi, ils passentpar l’état de Chrysalides & de-viennent Papillons. Au bout dehuit ou vingt jours, le Papillonperce fa coque, vient jouir del'air & des plaisirs. On choisitles cocons les plus beaux, lesplus fermes, ceux qui annoncentles Papillons les plus vigoureux,pour les laisser sortir & perpétuerl’eípece. Les cocons des mâlessont plus allongés, ceux des fe-melles plus arrondis. Dans l’étatde Ver, on recornoît les mâlesà leurs yeux plus marqués, plusdistincts. Ceux dont la couleurtire far le jaune pâle, fournissent

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la foie la plus parfaite. Oft metles autres cocons dans un fourchaud, & l’on fait périr les Chry-salides , parce que les Papillonsen sortant gâteroient la soie qu’onveut leur enlever. Le momentoìt elles périssent, se reconcoîtà un pétillement semblable àcelui d'un grain de sel jette dansle feu. On met les Papillons mâ-les 6c femelles prédestinés dansdes boîtes garnies d’étamines. Lesfemelles secondées deposent leursœufs. Un gros d’oeufs ou de grainedonne naissance à yooo Vers. Hen périt assez ordinairement lamoitié avant de filer leurs cocons,l’autxe moitié fournit ìyoo co-cons , dont #b peut retirer, unelivre de foie. Les Vers nés 6cnaturalisés fous notre climat,donnent naissance à une postéritéplus robuste que ceux fournis parles graines de Piémont > de Si-cile 6c d’Espagne, dont on faittant de cas. Dans les pays chaudsou la température est constante,on laisse a' la nature 1c foin defaire éclorre les jeunes Vers. Sousnos climats, on a recours à unechaleur artificielle. On les enve-loppe. On les met fous une Poulecouveuse. Des femmes les portentfut elles, les font cclorre dansleur sein. La couleur rouge indi-que li les œufs ont été tropéchauffés. Ils ne peuvent plusréussit. On cn couve d’auties. Lepoint essentiel pour réuflìr à larécolte de la foie , est de pouvoirPobrçnir fous nos climats avant lcmoment des temps orageux. Onn'ofe cependant les faire naîtrequ’au moment où les feuilles dcMûrier se développent. Nos ré-coltes deviennent presque tou-jours trop tardives. On a proposeun nouveau moyen. On fait fé-*cher à sombre en automne desfeuilles de Mûrier. On en prendd’auues. On les pile. On en tira,