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Manuel du naturaliste : ouvrage utile aux voyageurs, & / [Henri Gabriel, Duchesne ; Pierre Joseph Macquer]
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fioile. La farine des plantes lé-gumineuses est plutôt propre àêtre mangée en bouillie , qu’àêtre réduite en pâte pour faired u pain.

VESSE-dc-Zoup. Ce Champi-gnon qui croît autour de Paris,est d’abord ci'un beau blanc. Dansfa maturité il est noir, rempliintérieurement d'une substancepulpeuse, molle , Sc qui se con-vertit en une poulsicre jaune lors-qu’il vient à se sécher. Cettepoussière, examinée au micros-cope, paroît être une infinité depetits globules garnis d’unc pe-tite pointe. Ces globules fontautant de graines qui s'implantentdans la terre ôc reproduisent laplante. Ce Champignon pris in-térieurement, se toit un peiloncruel. La poudre jettée fur lesplaies, arrête le sang, deífecheles ulcérés. On ne doit la manierqu'avec précaution. Lancée dansles yeux , elle y occaíionneroitde grandes inflammations.

VESSIE. Ce sac, destiné à re-cevoir les urines séparées du sangpar les filtres des reins , est com-posé de plusieurs membranes outuniques. Les unes font charnues,les autres nerveuses, elles fontsusceptibles d’une contraction, àl’aide de laquelle elles se déchar-gent de l'urine dont elles font leréservoir. La face interne de laVeille est abreuvée par une lym-phe mucilagincuse qui la garantitdes impressions trop vives de l'u-line. Par son long séjour, l'urineirrite les fibres, tous les musclesentrent en contraction, compri-ment la Vessie Sc donnent lieu àrévacuation de l'urine. 11 se formedans la Vessie, par la réunion decertaines circonstances fâcheuses,des pierres ou bézoarts , voyezces mots.

Vessie de mer. Voyez Galere.

VEUVE. Ce joli oiseau des

vie

Indes orientales ainsi nommé dcfa couleur, peut vivre fous notreclimat. On en voie quelques-unscn cage. Les deux plumes pen-dantes de fa longue queue, quifont un de ses plus beaux orne-ments, tombent Sc se renouvel-lent tous les íìx mois.

VICTIMARIVS , Viaimaire.Ces emblèmes nous donnent uneidée de la maniéré dont les An-ciens conduií'oicnt les victimes àl’autel. Ces victimes étoient or-nées de guirlandes de sieurs, deceintures , de jeunes branchesd’aibres. Elles croient eicortées-jusqu'a u lieu du sacrifice avecpompe Sc magnificence, au sondes sistres & des flirtes.

VIEILLARD- Voyez Mone.

VIEILLE. Ce poiiìon ainsinommé par les Anglois, est uneespece de groíse Morue. Les Hol-landois vont à la pèche de cepoisson, le salent Sc en envoientdans leurs Colonies.

VIELLEUR. Cet insecte estainsi nommé du bruit qu’il faiten volant. II paroît que c’est lePorte-laiuernei voyez ce jnot.

VIV-argent. Voyez Mercure.

VIGNE. Cet arbrisseau ori-ginaire de PAsie, s'est naturalisésous divers climats. Un bois sec,stérile, raboteux, ignoble, don-ne des fruits dont on retire la li-queur la plus agréable. QuelquesGaulois en goûtèrent cn Italie.La terre qui produisoit un telnectar, leur parut un lieu divin.Le désir leur vint de s’ctablirdans ces pays. Ils ne s’amusèrentpoint à exciter l’ardeur de leurscompatriotes par de foibles dis-cours. Des outres de vin envoyéesau-delà des Alpes, voilà le signal.A Pinstant, les Gaulois transal-pins abandonnent le gland deleurs forêts , traversent les mon-tagnes. Nul péril ne les ciïraie*11s s’unissent aux Gallois cisal-pins.