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accidentellement des corps cé-lestes.
URANOSCOPE . Raspecon.Noms donnés à un beau poissonde la Méditerranée. Ses yeux pla-cés fur fa tête, regardent directe-ment le ciel. Sa queue , lorfqu’ilest vivant, ressemble assez à celledu Paon. Le jour, il dort fur lefable. La nuit, il veille pour bu-tiner. II n’est occupé qu’à rem-plir fa panse j quelquefois pleineà crever. Pour attraper les petitspoissons dont il fait fa nourri-ture, il avance une peau situéeentre fa langue & fa mâchoireinférieure, s’enfonce dans la fan-ge, retire fa peau que les petitspoissons poursuivent comme unver, & les avale. On prétend quele fiel de l’Uranofcope est pro-pre à nettoyer la vue. On Rem-ploie même pour les cataractes desyeux. Quelques-uns le prennentpour le poisson de sobre.
VRILLETTE. Ce genre d’in-fest.es est un des plus petits,mais austt un des plus remarqua-bles. C’est lui qui dans l’état dever perce nos tables, nos chafiîsde fenêtres & autres meubles debois. II y en a même qui atta-quent le bois verd de nos arbresdans les jardins. D’autres fe nour-rissent d’une matière moins dure,telle que la farine, le pain, lacolle de farine. Toutes ces espa-ces fe métamorphosent au fonddu canal q réelles ont creusé , entapissent le fond avec des fils defoie, prennent la forme de Chry-salide , ôc parviennent ainsi à fê-tai d'infecte ailé. On les confondquelquefois avec les Dermestes.11s en diffèrent par leurs anten-nes. Cependant ils ont l’un &l’autrc une particularité commu-ne ; c’est de rester immobiles &comme morts lorfqu’on las tou-che. La Vrillette perce-bois estdigne d’attention, par le petit
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bruit qu'elle fait. On entendsouvent, sur-tout du côté des fe •nettes, un petit battement sem-blable an mouvement d’une mon-tre. Quelques personnes etfrayeesl’ont regardé comme l'horloge dela mort. Rien de plus constant,que ces pulsations font l'effet desefforts redoublés de la Vrillette.Pour surprendre cet animal dansfou opération, il faut approchéedoucement. Au moindre bruit,ranimai suspend ses travaux. Sil’on a la constance de le guetter ,on découvre bientôt l’attelier &l’ouvrier.
URNM cinerart<e. D étoit d’u-fage chez les Romains de brûlerles corps , de renfermer les cen-dres dans des urnes destinées à cetusage. Ces urnes étoicut de dif-férentes formes & matières. Quel-ques-unes étoient ornées de bas-reliefs, de figures. Les cendre»des Empereurs étoient recueilliesdans des Ornes d’oi. L’Urne deTr-ajan fut posée fur cette bellecolonne que l’on voit encore àRome & qui porte son nom. LesUrnes de terre étoient pour lesgens du peuple. Comme on pre-noit moins de foin pour réduireleurs cadavres en cendre, on lestenoit plus grandes , & propres àrecevoir les os qni n’éroient pasentièrement consumés. Les cen-dres d’une famille entiere étoientquelquefois réunies dans la mêmeUrne. Les Romains n’avoientpas moins de respect que nouspour les cendres de leurs conci -toyens. Les Urnes étoient pré-cieusement gardées, ou dans l’in-térieur des maisons, ou dans destombes, ou fous des voûtes sé-pulcrales. Les Egyptiens cnfcr-moient quelquefois leurs mo-mies dans des Urnes de terrecuite recouvertes d'hiéroglypbes.
URNUXJE servandis lacrymis ,Lac ry mat aires. Parmi les honneur»