en Goine’e et a Cayenne. zi
maisons, ils n’avoient que des tentes legé-res pour se retirer ; ce qui n’étoit pas ca-pable de les mettre à couvert des ardeursdu Soleil, & de la malignité des rosées a-bondantes qui tombent toutes les nuits , &des vapeurs putrides dont la terre est cou-verte , quand le Soleil est fur l’Horison.
Depuis ce tems-là les Hollandois ont perduPenvie de s’aller faire enterrer dans ce dan-gereux pays.
Si les Européens y pouvoient vivre , ilmériteroit bien qu’on en fit la conquête :car il est d’une fertilité extraordinaire. Letcrrein est gras & profond. On trouve desterres noires, d’autres rougeâtres, d’autresjaunes, que les rosées abondantes qui tom-bent ôc les pluyes fréquentes , même horsles saisons qui semblent destinées plus par-ticulièrement aux pluyes, rendent asiésfer-mes , lans que cela les empêche de produiretoutes fortes d’arbres & de plantes. Pourpeu de tems qu’on laisse une terre en fri-che , elle pousse auíïï-tôt des arbres de dif-férentes espèces , qui croissent pour ainsidire à vue d’œìl : ce que l’on ne remarquepoint dans presqu’aucun autre endroit de laterre. Les roseaux sucrés, ou Cannes à ex f“ótdi-lucre, y viennent naturellement , & sans na i re dcculture : On prétend même qu’elles fonts. Thomé,plus grandes , plus grosses , qu’elles ontplus de suc & de douceur que celles quel’on plante & que l’on cultive avec beau-coup de foin dans l’Amérique , & dans leslíles de Madère & des Canaries. On tire
tous