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9. Quoique je n’aye presque pas re-marqué de différence sensible dans l’ébu-lition de plusieurs sortes d’eaux qui diffé-roient de poids, de salure , de transpa-rence , &c. ensorte que ^objection quefait M. Taglini ( a ) à ce sujet, ne me pa-roît d’aucune force ; cependant le degréde chaleur de l’eau bouillante n’est pasdans tous les temps & dans tous les lieux,auffi invariable qu’on pourroit d’abordle conclure, des observations de M. Hal-ley & de M. Amontons. La fixité ou vo-latìlité de l’eau ne dépend pas feulementde la cohésion mutuelle des parties; maisencore de la pression de l’Atmosphère;par exemple, {b) dans un récipient donton a pompé l’air, les particules de l’eau ,ou de toute autre liqueur placée dans cerécipient, se trouvant délivrées de la plusgrande partie du poids ordinaire qui lespresse l’une vers i’autre, il ne faut pointpour les faire bouillir une auffi grandechaleur qu’en plein air. C’est-conformé-
(a) Voyelles Mém. de l’Acad. des Sciences,ann. 1714. p. 714.
(b) Voyez Boyle. Phjico Mech. Exp. abr. II.p. 473.474* Newton. Ópt. p. 318 ,