DES THERMOMETRES^ Hynent à ce principe que Fahrenheit {d) aobservé que le degré de chaleur de l’eaubouillante, varioit suivant la pesanteurde l’Atmosphère, ou l’élévation du mer-cure dans le Baromètre ; véritablement ladifférence n’est pas fort grande dans l’é-tendue des variations ordinaires du Baro-mètre (b). D’ailleurs on peut éviter faci-lement les erreurs qui pourroient naîtrede ces différences, en prenant le degré dechaleur de l’eau bouillante, ou de touteautre liqueur, dans un lieu au niveau dela mer, & dans le temps de la hauteurmoyenne du Baromètre , c’est-à-dire »lorsque le mercure est à 3 o pouces d’élé-vation , ou tant soit peu au-dessous.
(a) Phil. Transi abr. VI. 2. p. 18. BoerhaaveJChetn. I. p. 171.
{ b) M. Boerhaave fait cette différence plusgrande qu’elle n’est'en effet; il prétend (Chem.ï.p i7i.)qu’une variation de 3 pouces dans lahauteur du Baromètre, occasionne une diffé-rence de 8 à 9 degrés dans la chaleur de l’eaubouillante. Je ne trouve point que cela soitaussi considérable, & suivant les expériencesque j’ai faites , une variation d’un pouce dansla hauteur du Baromètre ne produit pas unedifférence de 2 degrés.