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res ne sauroient supporter ; mais il fau"bien se garder de l’admettre sans restric-tion. L’hypothefe, qui en est le fonde-ment , est plus dans l’ordre Mathémati-que que dans l'ordre Physique , & le che-min qui paroît le plus régulier n’est pastoujours celui que fuit la nature. En effet,la chaleur ne décroît point exactementdans la proportion supposée j si cela étoit,le temps du refroidissement seroit infini(a), au lieu que nous voyons qu’il n’aqu’une certaine durée plus ou moinsgrande, suivant la quantité de la cha-leur , la masse, la densité, & les autrescirconstances du corps échauffé, & dumilieu environnant.
y. Pendant le temps du refroidisse-ment , le corps échauffé est d’abord af-fecté par la partie du milieu qui l’envi-rçnne immédiatement, & qui devientplus chaude que le reste du milieu, quoi-que plus froide que le corps échauffé.Cette athmofphere, qui se forme autourdu corps, empêche la régularité du ré-frçidissement ; car comme elle est beau-
(cl). Yoy, Varign, Uií. p. jo 7. 509.