DES THERMOMETRES. 12 $entre les quantités réelles des diffèrensdegrés de chaleur qui ont été observés.
Cependant je fuis éloigné de croire quecette proportion soit auffi petite que leveut M. A montons. Suivant le systèmede cet Auteur (a), si l'air ctoit’dcpouil- \
lé de toute chaleur, il feroit entierementprivé de son élasticité, ce que je ne croispas que l’on puisse assurer, & le froid quidevroit être excité pour cela, revien-droit en rapportant son Thermomètre aunotre à 43 1 degrés au-dessous du pointde la congellation de seau, ou bien audegré - 400 à peu près. Or, un tel froidferoit autant au-dessous de la chaleur hu-maine, que cette chaleur est au-dessousde l’huile, ou du mercure bouillans. Nepouvant donc déterminer avec certitu-de le premier terme de la chaleur, il fautnous contenter, comme nous savons dé-jà dit, de l’observation des différences,
& renoncer à déterminer la proportionentre les quantités absolues des degrésde chaleur jusqu’à ce que nous ayons si rla nature des choses des connoissanceS
(a) Mem. de l’Acad. des Scienc. ann. 170s,p. 8 . 1703. p. 6 z. $4. rz 8 .
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