ï3° Essaysplus étendues que nous n’en avons ac-tuellement. II est bon de connoître leslimites de nos facultés, & d’avouer hum-blement combien nos connoìssances fontbornées, ayant fans cesse présente à l’es-prit l’excellente réflexion du ChancelierBacon (a) , « l’homme Ministre & in-« terprete de la nature, ne sait & ne con-« noît rien qu’à proportion de ce .qu’il«r éprouve, ou qu’il observe , & il ne« peut ni ne fait rien de plus ». Ce n’estque par cette route d’expérience & d’ob-fervation, que ce grand homme nous tra-ce , que nous pouvons parvenir à aug-menter le nombre de nos connoissances.
I I.
De la chaleur de Pair.
12. Dans la recherche que nous ve-nons de faire (£) du premier terme de lachaleur que nous n’avons pû atteindre,nous avons vu que le froid étoit si mons-trueux dans certains pays, que les ha-
(a) Nov. Org. I. i.
(b) §. 6. — io.