DES THERMOMETRES. IZLdant que d’autres se plaisent davantagedans les pays chauds. II en est de mêmedes plantes; & quoique nous croyons,avec le Docteur Hales ( a ) , qu’en gé-néral la chaleur la plus convenable auxplantes, est depuis le degré pz jusqu’audegré 69, il est vrai de dire qu’il y apour les diverses classes différentes tem-pératures où elles profitent le mieux.Tout le monde fait qué certaines plantesne peuvent vivre que dans les pays froids ,& que d’autres plantes naturelles aux payschauds périroient lorsqu’elles font trans-plantées dans nos climats, fans les gran-des précautions que l’on prend pour lesgarantir du froid. Cette partie de la cul-ture des plantes que le Chancelier Bacon(£) avoit proposée depuis long-temps, estportée aujourd’hui au plus haut point, parla facilité que nous donne le Thermomè-tre , d’imiter dans nos étuves & dans nosserres la température de toute forte declimats, & d’y entretenir dans toute favigueur la végétation des plantes que la
(a) Veg. Seat. p. 55.
( b ) Nov. Org. II. Z5. p. z J4. so. p. 34Í,Nat. Hist. 401.405. 4ir. 8;6.
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