D ES THERMOMETRES. l 8 zmais je crois que cette chaleur n’est pasaussi gtande dans la fievre qu’on est pos-té à le conjecturer.
S i . Tous les Auteurs de Médecine re-connoissent unanimement dans les fievresun degré de chaleur brûlant, & l'onnous rapporte ( a ) de l’Empereur Cons-tance & de quelques autres, que leurtempérament éroit d’un tel- degré de cha -leurque dans l’ardeur de la fievre, ilsbrûloient en ester les mains de ceux quiles touchoient, mais períonne ne savoiralors mesurer cette chaleur, afín dç nousen transmettre une Nation distincte , en-treprise dont le succès étoit réservé à nossiécles modernes. L'ingénieux Hales (i?)prétend que la chaleur du sang dans lesfievres ardentes est environ au degré Bjde son Thermomètre , c’est-à-dire , audegré iz6^ du nôtre, chaleur trop fortepour qu’aucun animal puiflè jamais l’ac-quérir, ou qu’aucun corps vivant puifle}a supporter. M. Boerhaave rapporte (<«)à ce sujet, quelques observations d’ani-
(à) Voys^ Bacon, Nov. Org. II. i p.p. i?ï.
(b) Veget. Stat. p. 60.
(c) Chem. I. o. 117.
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