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Tome sixième, seconde partie.
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r88 Mémoires pour l’Histoire

plus attentif aux heures où elles naissent auxenvirons de Paris, & k ce qu’elles font aprèsleur naissance, que je ne Pavois été jusqu’a-lors. Un pêcheur de Charenton que j’avoischargé de nf avertir du jour où les premièrescommenceroieut à paroître, avoit compté quece scroit entre la S. Laurent & la Notre-Da-me d’Août, c’est-à-dire, entre le io & leifde ce mois: quelquefois elles devancent la S.Laurent, mais dans cette année elles furentplus tardives; elles ne sortirent de Peau enassés grand nombre pour se faire remarquerpar quelqu’un qui n’y regarde pas de plusprès qu’un pécheur, que trois jours après leterme fixé, que le 18 Août: c’étoit encore a-voir assés bien prédit. Le 19 au matin monpêcheur vint me promettre pour le soir le spec-tacle qûe je lui avois paru attendre avec im-patience: je m’embarquai ce jour-Ià dans sonbateau plus de trois heures avant celle où lesoleil devoit se coucher. L’examen que je fisdes bords de la Marne St de la Seine, m’assû -ra que les éphémères avoient réellement parula veille en grand nombre : où le terrain étoitplat & un peu à l’abri du vent, je trouvai àsec, mais près de l’eau, des tas de ces mou-ches mortes.

Je ne dois pas oublier de dire, parce quej’aurai bien-tôt besoin qu’on le sqache, quependant ma promenade sur Peau, je fis déta-cher des mottes de terre des endroits des ber-ges qui me paroissoient les plus criblés, &quipar conséquent dévoient être les plus fournisde nymphes. A mesure q u'une motte étoit