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Tome sixième, seconde partie.
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des Insectes. 295

eut-il le tiers de ce qu’il y en avoit eu les deuxjours précédents. Ce fut chaque jour entrehuit heures & un quart & huit heures & demiequ’elles commencèrent à paroître, ce fut versles neuf heures qu’elles commencèrent k remplirl’air, & ce fut dans la demi-heure suivantequ’il en parut aussi fourni qu’il l’eít de flocconsde neige, lorsqu’elle tombe en grande abon-dance : enfin vers les dix heures on cessa pres-que d’en voir voler. Le vingt dès neuf heu-res & demie, il en restoit très-peu eu l’air;&je n’en voyois plus aucune se rendre à la lu-mière.

Le vingt-un après-midi, l’air fut assés froidpour la saison, la liqueur du thermomètre nemonta qu’k dix-sept degrés. II sembleroit quela chaleur devroit accélérer la transformationdes nymphes éphémères: des expériences nousont prouvé ailleurs qu’elle n’eíl pas moins puis-sante sur les crisalides que fur les œufs, pour-quoi ne le seroit-elle pas de même fur les nym-phes ? II fembloit donc que les éphémères au-roient dû se tirer plus tard de leur enveloppe,le jour où elles s’étoient trouvées dans une eaumoins chaude ; cependant ce jour-lh , ellesparurent k la même heure que les jours pré-cédents , comme si c’étoit k une heure mar-quée par l’horloge qu’elles le dussent faire.

Le vingt-deux fut encore plus froid que nel’avoit été le vingt-un. La liqueur du ther-momètre ne monta qu’k 15. degrés: il plut lematin k diverses reprises, & k verse pendanttoute l’après-midi : cette dernière circonstanceavoit rendu- ma curiosité plus vive, par rap-port k la maniéré dont se comporteroient leN 4 soir