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Tome sixième, seconde partie.
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z8r Mémoires pour l’Histoire 1

ces corps fur lesquels on ne fçauroit diítin-guer les parties d’un puceron naissant, font- àils réellement des œufs ? Ne font-ce pas plû- 5/tôt des faux-germes, des foetus avortes? La t0jdernière idée lest celle que je ferois le plus ^disposé à adopter, & cela fur ce qu’il m’est ^arrivé dans la plus belle saison de Tannée de j cvoir sortir du corps d’un puceron, & en- ^tr’autres du corps de plusieurs de ceux du nojgrofeiller, au lieu d’un petit puceron, unepetite masse oblongue, incapable de fe don- (()ner aucun mouvement, & fur laquelle je ne itspouvois distinguer ni jambes, ni antennes,ni anneaux. Ces petites masses étoicnt in- 3eicontestablement des fœtus avortés. Ce qui Msemble prouver que les corps oblongs dont fe ro ifont délivrés les pucerons de M. Bonnet, n’é- f CDtoient pas autre chose, c’est qu’ils font deve-nus noirs, & fe font desséchés au bout de quel- jgques jours, malgré les foins qu’il a pris pour ^les conserver; il en a vu en grand nombre qui f e(avoient été laissés en pleine campagne, fur des ^branches de chêne, & n’en a vû aucun dont t£11 lun puceron soit sorti. ^

On a donc lieu pour le moins de douter que |j e

les petits corps oblongs dont il s’agit, soient ç> (des œufs, il semble même beaucoup plus pro- Kbable que ce Ibnt des fœtus avortés. Les es- Jpeces de pucerons que je connois, ne fe con- f eifervent pas pendant l’hyver par des œufs ; j t]quelques pucerons de chacune, qui restent fur D ydes plantes, ou des arbres, résistent au grand ^froid, quelque délicats qu’ils nous paroissent,

& quand une saison douce a succédé àl’hyver, ^ils font bien-tôt en état de multiplier les in- ^

dividus