ïo Lettres choisies
qu’il sit imprimer en i6yz. contre de tfertainsusages de nôtre Congrégation, mais ce Livre fùcaussi-tôt suprimé. J’ay apris du fils de Meturas,que ce fùt Variquet qui l’imprima , & que luiMeturas en porta tous les exemplaires au P. Morin,qui en fit distribuer une partie à ceux de íès Con-frères à lors assemblés à Orléans. Ce qui fit tantde bruit dans le Corps, qu’il fut obligé de deman-der publiquement pardon au P. Bourgoin son Gé-néral qu’il avoir dissamé z autrement il lui auroitfalu déloger. II est resté quelques exemplairesde ce livre entre les mains du P. Louvigny fouintime ami qui avoir fait avec lui le voyage dcRome ; c’est un libelle à peu prés semblable à celuique Mariana a composé contre íà Société Sc enparticulier contre son Général Aquaviva. Ni l’unni l’autre ne font honneur à leurs Auteurs. Marianacependant est plus excusable en cela , que le P.Morin : car le premier ne composa ion ouvrageque pour son usage particulier & avec de bonnesintentions. Il n’avoit pas dessein de le publier ; aulieu que celui-ci fit imprimer lui-même le sien, ceque j'y trouve de mauvais c’est qu’il prétend sou-mettre aux loix du Droit Canonique ou plutôt àdes ùsages Monastiques une Congrégation librequi n’est composée que de Prêtres séculiers , Sc quine doivent dépendre que de leurs Evêques. Dansun procès que nous avous ici de puis peu au Parle-ment M. l’Avocat General a fait connoître dansson Plaidoyer, qu’il connoissoit mieux l’Oratoire,que le P. Morin , quand il a dit, que c est un Corpsou tout le monde obéît & personne n y commande.Je crois qu’il a voulu marquer par-li que c’est uneassemblée dé volontaire qui n’ont point de vérita-bles Supérieurs. Je fuis Monsieur,
Furis ce ro, Octobre